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Discours du Président du Conseil 2014-2015 pour le 1er août

La Suisse que je préfère ……….

Chères citoyennes et chers citoyens, chères toutes et chers tous, Mesdames et Messieurs, j’ai l’honneur de prendre la parole en ma qualité de Président et au nom du Conseil Communal de Renens.

Comme chaque année, le 1er août est une fête qui doit nous rappeler le souvenir des temps passés. Mais la Suisse que je préfère, c’est la Suisse actuelle : moderne, ouverte et sociale. C’est la Suisse des droits humains, de la séparation des pouvoirs, de la démocratie directe, des droits populaires, de l’intégration des minorités, de la solidarité et la cohésion sociale.

La Suisse que je préfère, c’est celle qui se construit jour après jour, dans les questions locales, par exemple, d’aménagement et de développement de la commune (c’est le cas des quartiers de la Croisée, de Florissant et prochainement de Malley), des lieux publics (de la gare et du futur gymnase aux Entrepôts), dans la mise à disposition de places pour la petite enfance, des problèmes de mobilité et du respect entre générations.

La Suisse que je préfère, c’est celle qui respecte les choix de vie des personnes âgées de vivre chez elles entourées de leurs biens. C’est celle qui respecte les lieux, les bâtiments et l’environnement, mais c’est aussi admettre que tout le monde n’a pas forcément le même mode de vie dans une commune de 20’000 habitants où cohabitent plus de 110 nationalités différentes.
 La commune est par excellence le lieu où le vivre ensemble s’exprime mieux: dans 10 ans, la ville aura plus d’habitants si tous les projets se réalisent. Notre avenir est urbain et nous n’avons guère le choix si nous voulons conserver une ville avec des espaces verts suffisants. Mais cet urbanisme doit devenir une urbanité, c’est-à-dire un lieu d’habitations certes, mais aussi d’espaces verts et de diversités: la densité d’habitants est et doit être le lieu de la rencontre, de la convivialité et de la mixité sociale !

En ce jour de fête je ne pourrai pas passer sous silence les pays en guerre, comme la Sirie, la Libye, l’Ukraine et la Palestine, pour ne citer que les plus proches ! Car si ces guerres donnent l’impression d’être situées loin, à plusieurs milliers de Km de chez nous, elles nous concernent directement et auront des répercussions sur nous d’abord économiques, avec des hausses des prix, et ensuite par l’arrivée massive de migrants fuyant la guerre ou la famine. Comme vous, je suis indigné de voir ces images horribles d’enfants et de personnes humiliées, cassées, déplacées, blessées, tuées par les bombes ou noyées dans la mer Méditerranée et je me demande : pourquoi ? Pourquoi on en arrive là et pourquoi on laisse faire! Combien de fois, après une guerre, les pays se sont dits « plus jamais ça !» et puis voilà, quelques années plus tard on recommence. Les deux grandes guerres du siècle passé, dont on commémore ces jours le début de la 1ère guerre mondiale, avec ces 80 millions de morts, ne nous ont rien appris ! La paix n’est pas un état que l’on acquiert une fois pour toute, elle n’est rien d’autre que le savant équilibre des forces qui s’affrontent au quotidien.

Rien n’est donc jamais acquis à l’homme, et même la démocratie qu’il croit tenir! Vive la Suisse traditionnelle, mais aussi et surtout la Suisse moderne, ouverte et sociale qui s’engage contre la discrimination, le nationalisme, l’intolérance et qui se bat pour le respect des droits humains !!!

Michele Scala, PSR