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Parti Socialiste Suisse, Renens 1838 Société suisse du Grütli Fondation de la Société suisse du Grütli à Genève, une société démocratique et patriotique d'éducation ouvrière, avec pour mot d'ordre " La liberté par l'éducation ".
1873 Union ouvrière suisse Fondation de l'Union ouvrière suisse, dite aussi première Union ouvrière, une association de toutes les sociétés de défense des intérêts ouvriers. 1880 Union syndicale suisse (USS) Dissolution de l'Union ouvrière suisse. Fondation de l'Union syndicale suisse (USS) et tentative de création - à nouveau sans succès durable - du Parti Socialiste Suisse. 1888 Fondation du Parti Socialiste Suisse
La Conférence ouvrière suisse du 21 octobre décide à Berne la création d'un Parti Socialiste Suisse PSS (en allemand: parti social-démocrate suisse (SPS). Le Bernois Albert Steck est le rédacteur du programme, le premier président est Alexander Reichel, également de Berne. L'organe du parti est le " Schweizerischer Sozialdemokrat ". 1889 Premier Référendum
Le Parti Socialiste Suisse lance son premier référendum, contre le Ministère public fédéral; il échoue par manque de signatures. 1890 Fête du 1er mai et premier élu au Conseil national Première fête du 1er mai célébrée dans l'ensemble de la Suisse. Jakob Vogelsanger de Zürich, rédacteur du Grütlianer ", est le premier socialiste élu au Conseil national. 1891 Initiative pour le droit au travail
Le Parti Socialiste Suisse lance sa première initiative " Pour le droit au travail ". Objectif: la lutte contre le chômage. L'initiative est déposée en 1893 avec 52'387 signatures. L'initiative est rejetée par 308'289 voix contre 75'880 le 3 juin 1894; les cantons l'avaient également rejetée.
1901 Fusion avec le Grütli
Le Parti Socialiste Suisse et l'association du Grütli fusionnent.
1904 Programme marxiste Le Congrès d'Aarau adopte le programme marxiste du parti élaboré par Otto Lang, juge cantonal à Zürich 1905 Amis de la NatureFondation de l'association pour le tourisme Die Naturfreunde " Les Amis de la Nature " à Zürich 1906 Armée
Au Congrès d'Olten-Hammer, l'armée figure pour la première fois au centre des débats. Les thèses votées à cette occasion s'opposent à l'utilisation des troupes contre les grévistes, habituelle à cette époque, et réclament une réduction des dépenses militaires. 1910 Initiative pour l'introduction de la proportionnelle
L'initiative socialiste pour l'introduction de la proportionnelle aux élections pour le Conseil national est rejetée. Fondation du Parti Socialiste Renens
12 ans après la fondation du Parti Socialiste Suisse, une section se créée à Renens. 1911 Premier groupe parlementaire socialiste Les 18 socialistes élus au Conseil national constituent pour la première fois un groupe parlementaire 1912 Centrale suisse d'éducation ouvrière et droite de vote des femmes
Fondation de la Centrale suisse d'éducation ouvrière (CEO), à l'instigation du Parti Socialiste Suisse et de l'Union Syndicale Suisse. Au Congrès de Neuchâtel, la question des femmes est abordée pour la première fois. Le Congrès adopte des thèses qui obligent notamment le parti et ses organes à utiliser toutes les possibilités " d'agir pour l'instauration du droit de vote des femmes ". 1913 Nouvelle initiative pour l'introduction de la proportionnelle
Le Parti Socialiste Suisse dépose une nouvelle initiative pour l'introduction du suffrage à la proportionnelle au Conseil national. Celle-ci sera acceptée par le peuple en 1918. Première présidence socialiste du Conseil Communal Pour la première fois, c'est au Parti Socialiste Renens que revient le siège de la présidence du Conseil Communal 1918 Rejet de l'armée et commission femmes Le Parti Socialiste Suisse rejette la défense nationale, dissout la Fédération suisse des travailleuses et fonde une commission femmes centrale. Grève générale
Au cours de l'année 1917, le mécontentement grandissant des travailleurs fit que manifestations et grèves se déroulèrent dans les grandes villes du pays. Ces actions furent durement réprimées par la police et l'armée. L'incompréhension des pouvoirs publics à l'égard de ces revendications fut tel que celles-ci, le 12 novembre 1918, engendrèrent la grève générale. Elle dura quatre jours et dressa 250'000 grévistes contre 95'000 soldats, et ceci en pleine épidémie de grippe, ce qui ne fit qu'aggraver les choses. Cette grève générale fut un acte de défense des travailleurs, qui depuis de longs mois, protestaient par de multiples revendications contre le renchérissement, la pénurie des denrées de première nécessité, l'accaparement de celles-ci au profit du marché noir, la spéculation et l'enrichissement scandaleux de quelques-uns aux dépens de la collectivité et contre les mesures d'interdiction, de répression et de censure édictées par le Conseil fédéral qui abusait manifestement des pleins pouvoirs (Le Conseil fédéral bénéficie des pleins pouvoirs en temps de guerre). Dans l'immédiat, cette grève fut un échec. Les grévistes avaient envisagé que l'armée se solidariserait et appuierait leurs revendications. Ce calcul s'avéra faux, car le général Wille avait mobilisé des contingents provenant de petits cantons et de milieux agricoles qui n'avaient, de loin pas, les mêmes intérêts que les travailleurs. La justice militaire fut chargée de punir les responsables de la grève. Les camarades Schneider, Grimm et Platten furent condamnés à six mois de prison et le camarade Nobs, qui devint le premier Conseiller fédéral socialiste, à quatre semaines. A Lausanne, le camarade Ernest Gloor (membre du Parti Socialiste Renens) qui avait demandé aux soldats de ne pas tirer sur les grévistes fut arrêté le 14 novembre pour incitation à la désobéissance et condamné à trois mois de prison et à 150.- Fr de frais. A cette sentence, l'Université ajouta une suppression des cours pendant un semestre. Cette grève eut néanmoins un impact considérable sur le comportement de la bourgeoisie qui avait eut très peur. Très rapidement, elle fit en partie droit aux revendications des travailleurs par une réadaptation substantielle des salaires, l'élection au Conseil national selon le système proportionnel, la semaine de 48 heures, etc... Cependant, l'une des principales revendication, l'introduction de l'AVS, n'a été satisfaite que 30 ans plus tard!... La grève générale de 1918 avait démontré que le prolétariat disposait d'un potentiel de combat énorme. Une nouvelle orientation politique était née. Le Parti Socialiste Suisse, quant à lui, se transformera en un grand parti populaire qui, dès lors, joua et joue encore un rôle important dans la conduite des affaires du pays. Voici d'ailleurs, intégralement, les revendications du Comité d'Action d'Olten (le comité de grève de novembre 1918 étant composé des représentants légitimes des organisations ouvrières suisses).
- Renouvellement immédiat du Conseil national d'après le système proportionnel.
- Le droit de vote et d'éligibilité de la femme.
- Introduction du devoir de travailler pour tous.
- Introduction de la semaine de 48 heures dans toutes les entreprises publiques et privées.
- Réorganisation de l'armée sur une base populaire.
- Ravitaillement garanti en accord avec les producteurs paysans.
- Assurance vieillesse et invalidité.
- Monopole de l'Etat pour l'importation et l'exportation.
- Paiement des dettes publiques par les possédants.
Première majorité aux élections communales et premier Syndic socialiste Seulement sept ans après sa fondation, le Parti Socialiste Renens entre dans la majorité et Innocent Rossi est le premier syndic socialiste de la commune de Renens. Il siègera à ce poste jusqu'en 1921. Grève générale à la gare de triage
L'appel à la grève lancé par le Parti Socialiste Renens est suivi par la quasi totalité des 600 cheminots de la gare de triage. 1919 Elections fédérales Premières élections au Conseil national à la proportionnelle; le Parti Socialiste Suisse double ses mandats: les sièges socialistes passent de 20 à 41. Le siège central du Parti Socialiste Suisse est déplacé de Zürich à Berne. 1920 Nouveau programme et scission importante Le Congrès vote le nouveau programme du parti: la notion de " dictature du prolétariat ", comme phase transitoire entre l'Etat capitaliste de classes vers la collectivité socialiste, est très controversée à l'intérieur du parti. L' Internationale se crée, avec des options clairement communistes, et, après diverses réunions et congrès, le Parti Socialiste Suisse décide de ne pas y adhérer (décembre 1920). Une frange du Parti Socialiste Suisse quitte alors le parti, et avec d'autres militants créent le Parti Communiste Suisse (PCS) en 1921. A noter que le 3ème programme du Parti Socialiste Suisse, élaboré en 1920, est d'orientation plus marxiste; pourtant la doctrine officielle du Parti Socialiste Suisse n'a jamais été exclusivement marxiste, et cette fois, il y a exception. Par la suite, on retrouvera toujours des notions morales, voire pour certains, inspirées du christianisme, dans les options socialistes. Pendant quelques années, il y a baisse des effectifs (entre 1922 et 1928): Cela s'explique par l'augmentation importante du nombre des chômeurs (100'000 complets et 50'000 partiels).
1921 Internationale communiste Les " 21 conditions " pour l'entrée à l'Internationale communiste sont refusées lors du Congrès et lors de la votation à la base. La gauche du parti, forte de 5'000 membres environ, quitte le parti. Cette aile gauche, les " Vieux communistes " et les Jungburschen créent ensemble le Parti communiste suisse.
Fondation de la Rote Revue, un mensuel socialiste de formation et de discussion théorique.
1922 Initiative pour l'AVS Une initiative du Parti Socialiste Suisse pour un prélèvement sur la fortune en vue de créer le fond de base de l'AVS est rejetée. 1924 Loi Schulthess
La droite relève la tête par la loi Schulthess qui veut instaurer la semaine de 57 heures. Cette loi est repoussée grâce aux socialistes et à l'Union Syndicale Suisse; la semaine de 48 heures, obtenue en 1918, est maintenue. 1926 2ème Internationale et lutte contre le militarisme
Entrée du Parti Socialiste Suisse à la IIe Internationale. Le Congrès décide de mettre sur pied une " commission de lutte contre le militarisme " et préconise également que les socialistes députés au Conseil national refusent désormais le budget militaire en bloc. 1927 Assurance-maternité
La Conférence féminine du Parti Socialiste Suisse exige l'introduction d'une assurance-maternité.
1929 Participation au Conseil fédéral Le Congrès se prononce pour la participation du Parti au Conseil fédéral. Le président de la ville de Zürich est présenté comme candidat aux élections du mois de décembre pour le Conseil fédéral, mais n'est pas élu.
1931 Elections fédérales Après les élections au Conseil national, le Parti Socialiste Suisse s'avère le premier parti du pays. 1932 Massacre à Genève![Manifestants face à la troupe. [Keystone]](/images/stories/illustrations/gnve1932.jpg) L'armée tire sans sommation sur une manifestation ouvrière antifasciste. Bilan: 13 morts. 1933 Refus du front commun avec le parti communiste et premier gouvernement cantonal à majorité socialiste
Le Congrès refuse le front commun avec le Parti communiste. Premier gouvernement cantonal rouge: majorité socialiste à Genève, sous la direction de Léon Nicole. 1934 Majorité aux élections communales et 2ème Syndic socialiste
Le Parti Socialiste Renens regagne la majorité perdue 12 plus tôt. Le Conseil Communal est alors composé de 45 socialistes sur 70 membres. La syndicature redevient également socialiste avec l'élection d'Ernest Gloor. Il sera Syndic 3 ans jusqu'en 1937. 1935 Nouveau programme et défense nationale
Le nouveau programme du Parti, accepté au Congrès de Lucerne, rejette la notion de " dictature du prolétariat " et reconnait la " défense nationale ", refusée en 1917, en réaction à la montée du fascisme en Europe. Le Congrès se prononce pour un plan de travail: son but, " une transformation économique et sociale de la Suisse capable d'assurer à l'ensemble du peuple suisse une existence décente ". L'initiative de crise, lancée dans ce but, est repoussée par le peuple. 1937 Lignes directrices et paix du travail Le Parti Socialiste Suisse rejoint le " mouvement pour les lignes directrices ". Ces " lignes directrices pour la reconstruction économique et le maintien de la démocratie " émanent de l'Union Syndicale Suisse qui préconise un rassemblement de toutes les forces progressistes par-delà le mouvement ouvrier. La première convention "paix du travail" est signée; elle concerne la métallurgie. Pacte germano-soviétique Léon Nicole est exclu du parti à cause de ses positions favorables au Pacte germano-soviétique. 1939 Séparation du Parti Socialiste Renens et création de la Fédération Socialiste Suisse
A cause de l'approbation par la section de l'invasion soviétique de la Finlande, le Parti Socialiste Renens se sépare du Parti Socialiste Suisse et crée la Fédération Socialiste Suisse. 1941 Interdiction puis réhabilitation de la Fédération Socialiste Suisse
En juin, la Fédération Socialiste Suisse est interdite et ses membres exclus du Conseil National. Elle sera réhabilitée au mois d'octobre. Réunions secrètes durant l'interdiction
Durant l'interdiction qui frappait la Fédération Socialiste Suisse, ses membres se réunissaient clandestinement le dimanche matin lors de réunion organisées par le Dr. Gloor dans son cabinet. 1942 La nouvelle Suisse Fort des expériences des années trente, de la crise et du fascisme, le Congrès adopte un programme d'action intitulé " La nouvelle Suisse ", applicable dès la fin de la guerre. On y revendique l'instauration d'un ordre socialiste, " une communauté de travail susceptible d'assurer à l'ensemble du peuple suisse le bien-être et l'accès à la culture, par la libération de la domination capitaliste ". Reconnaissance de l'armée. Collectivisation des grandes entreprises; le sol et le logement doivent être soustraits à la spéculation. Garantie du droit au travail. 1943 Elections fédérales Victoire aux élections du Conseil national: avec 56 sièges sur 194, le Parti socialiste constitue le groupe le plus important de la Chambre. Le PSS demande une double représentation au Conseil fédéral. Ernst Nobs est le premier socialiste élu au Conseil fédéral. 1944 Retour du Parti Socialiste Renens au sein du Parti Socialiste Suisse
L'ancienne Fédération Socialiste Suisse est dissoute et le Parti Socialiste Renens redevient membre du Parti Socialiste Suisse. 1946 Victoire aux élections communales Grâce à une alliance avec le Parti Ouvrier Populaire, la majorité de gauche au Conseil Communal est récupérée. La Municipalité est alors composée de 2 socialistes, 2 popistes et 3 radicaux. 1947 Réforme économique, droit au travail et AVS L'initiative socialiste, lancée en 1943 avec 161'000 signatures pour une " réforme économique et le droit au travail " est rejetée massivement tant par le peuple que par les cantons; cet échec s'explique avant tout par la haute conjoncture inespérée de l'après-guerre et le plein-emploi. L'article constitutionnel sur l'AVS est accepté par le peuple. Une des revendications de la grève nationale de 1918 est ainsi adoptée. 1949 9ème présidence du Conseil Communal Ernest Gloor, Syndic de 1934 à 1937, devient le 9ème Président socialiste du Conseil Communal. 1953 Le Parti Socialiste Suisse dans l'opposition
Max Weber quitte le Conseil fédéral le jour du rejet par le peuple du projet de réforme des finances fédérales. Le Parti se retrouve dans l'opposition. 1959 Nouveau programme et retour au Conseil fédéral Le Congrès de Winterthur adopte un nouveau programme, en se reconnaissant clairement comme un parti de socialisme réformiste, " fondé sur la démocratie ". Le parti socialiste revient au Conseil fédéral avec l'élection du bâlois Hans-Peter Tschudi et du zurichois Willy Spühler. 1961 4ème majorité de gauche et 3ème Syndic socialiste
De 1961 à 1965, Henri Nicollier siègera comme Syndic socialiste avec une majorité de gauche.
1965 Première femme socialiste présidente d'un parlement cantonal Emma Kammacher est élue présidente du Grand Conseil genevois. 1968 Initiatives pour la transformation de l'AVS et de l'impôt pour la défense nationale Le Congrès décide le lancement de deux initiatives populaires: la première concerne la transformation de l'AVS en une réelle pension populaire, et la seconde la transformation de l'impôt pour la défense nationale en un impôt fédéral conçu comme un impôt sur la richesse.
1970 Initiative Schwarzenbach Le peuple suit le Parti Socialiste Suisse en rejetant l'initiative Schwarzenbach demandant le contingentement total des travailleurs étrangers en Suisse. 1971 Suffrage féminin Adoption du suffrage féminin au niveau fédéral. Le Parti Socialiste Suisse a créé sa commission femme en 1917 déjà! 1972 18ème présidence du Conseil Communal et première femme Présidente Ghislaine Gohl devient la première femme Présidente du Conseil Communal et tient de fait la 18ème présidence socialiste. 1974 Jeunesses socialistes
Les Jeunesses socialistes suisses adoptent leurs statuts et se constituent ainsi en organisation de jeunesse du Parti Socialiste Suisse. 1975 Initiative sur le droit foncier
Lors du Congrès, le parti décide le lancement d'une initiative sur le droit foncier qui n'aboutira pas en raison du manque de signatures, et désigne Helmut Hubacher à la présidence du Parti.
1978 Initiative sur les banques et antiatomique
Lancement de l'initiative sur les banques lors du Congrès de Bâle et soutien - contre la volonté du comité central et du conseiller fédéral Willy Ritschard - à l'initiative antiatomique. Majorité de gauche aux élections communales et 4ème élection d'un socialiste à la syndicature La 5ème majorité de gauche de Renens permet à Richard Naegele d'occuper 3 ans, soit jusqu'en 1981, le poste de Syndic. Le Parti Socialiste Renens obtient lors de ces élections 42 sièges sur 100, ce qui permet avec l'extrême gauche d'être dans la majorité. 1981 Initiative pour la suppression de l'armée La Jeunesse Socialiste Suisse décident de lancer une initiative populaire pour la suppression de l'armée. Le projet de programme élaboré par des intellectuels et des écrivains, fondé sur l'autogestion, est refusé par le comité central et le Congrès. 1982 Nouveau programme
Le Congrès de Lugano adopte le nouveau programme du parti, encore en vigueur aujourd'hui Perte de la majorité La droite reprend le contrôle de la commune malgré le bon résultat du Parti Socialiste Renens qui obtient 40 sièges sur 100. 1986 Initiative pour l'abandon du nucléaire
Le Congrès décide le lancement d'une initiative populaire pour l'abandon du nucléaire Chute du Parti Socialiste Renens aux élections communales
Le Parti Socialiste Renens n'obtient que 33 sièges sur 100. Ce qui marque un net recul de la gauche à Renens. 1987 Elections fédérales
Après une campagne menée sous le signe de la protection de l'environnement, les élections fédérales dites " de l'espoir " amènent aux deux Chambres une victoire de l'inamovible bloc bourgeois et une défaite socialiste. Le Neuchâtelois René Felber est élu au Conseil fédéral comme successeur de Pierre Aubert.
1990 Initiative pour l'extension de l'AVS et adhésion au FMI
Le Congrès de Bâle décide le lancement d'une initiative " pour l'extension de l'AVS " et vote l'adhésion de la Suisse au FMI, à des conditions précises. Le conseiller national valaisan Peter Bodenmann est élu à la présidence du parti, succédant ainsi à Helmut Hubacher. Le PS formule sa politique d'intégration européenne, avec des mesures compensatoires en politique intérieure.
1991 Initiative pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre et réduction des dépenses militaires, adhésion à la Communauté Européenne, référendum contre la réduction du droit de timbre et sur le FMI.
Lancement de deux initiatives populaires pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre ainsi que pour la réduction de moitié des dépenses militaires et davantage de politique de paix.
Le Parti Socialiste Suisse demande une ouverture rapide des négociations d'adhésion à la Communauté Européenne.
Référendum contre la réduction décidée du droit de timbre. Le référendum échoue en votation populaire (1992).
Le Comité central soutient de justesse le référendum sur le FMI lancé par les organisations d'aide au développement, contre la politique du Groupe. Le succès escompté aux élections fédérales ne se produit pas.
1992 Initiative contre l'achat d'avions F/A 18 et initiative des alpes
Le Parti Socialiste Suisse soutient l'initiative du Groupe pour une Suisse sans Armée contre l'achat d'avions F/A-18. Au Congrès de Genève, le Parti Socialiste Suisse soutient l'Espace Economique Européen comme premier pas en direction de l'adhésion à la Communauté Européenne, et adopte des thèses qui prévoient la décriminalisation de la consommation, la remise médicalement contrôlée et la légalisation à long terme de la drogue. Le Parti Socialiste Suisse soutient l'initiative des Alpes qui réclame le transfert définitif du trafic marchandises au rail.
1993 Première conseillère fédérale socialiste, initiative pour une politique raisonnable en matière de drogue. Initiative pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales et pour l'introduction d'un centime solaire ainsi que pour encourager les économies d'énergies
Après le retrait du conseiller fédéral René Felber, la majorité bourgeoise du Parlement élit le conseiller national et conseiller d'Etat neuchâtelois Francis Matthey au Conseil fédéral, au lie de la candidate socialiste officielle Christiane Brunner. Après la renonciation de Matthey, c'est la secrétaire syndicale Ruth Dreifuss qui est élue une semaine plus tard, le 10 mars, comme première conseillère fédérale socialiste.
Le Parti Socialiste Suisse soutient l'initiative populaire " pour une politique raisonnable en matière de drogue ".
Le parti recourt à l'instrument de la consultation générale réintroduit ainsi un droit d'initiative et de référendum à l'intérieur du parti.
Le Parti Socialiste Suisse soutient l'initiative " pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales " (initiative des quotas), ainsi que les deux initiatives " pour l'introduction d'un centime solaire " et " pour encourager les économies d'énergie et freiner le gaspillage ".
1994 Programme économique, combat contre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et initiative pour une saine assurance-maladie
L'initiative des Alpes que soutient le Parti Socialiste Suisse est acceptée par le peuple. Le Congrès extraordinaire de Berne adopte un vaste programme en matière économique (" Propositions du Parti Socialiste Suisse pour la politique économique des années 1994 à 2005 ").
Le Parti Socialiste décide de combattre le relèvement de l'âge de la retraite des femmes dans l'AVS.
L'initiative populaire lancée par le Parti Socialiste Suisse et l'Union Syndicale Suisse " pour une saine assurance-maladie " échoue en votation populaire - au contraire de la LAMal qui est présentée en même temps. 1995 Rejet du peuple de 3 projets en matière de politique agricole et élections fédérales
Le rejet par le peuple de 3 projets en matière de politique agricole que le Parti Socialiste Suisse combattait, donne un signal clair contre la politique agricole menée jusqu'alors, ainsi que pour l'écologisation de l'agriculture. Le Parti Socialiste Suisse gagne 13 sièges au Conseil national et 6 au Conseil des États et devient le plus important parti au Conseil national.
1998 Première femme Syndique et majorité de gauche aux élections Avec la récupération de la majorité de gauche, Anne-Marie Depoisier devient la première femme Syndique de Renens. La syndicature restera socialiste jusqu'en 2006, établissant ainsi également le record de longévité avec presque 8 ans.
2007 Caisse maladie unique
Le Parti Socialiste Suisse est défait en votation populaire sur son initiative proposant l'instauration d'une caisse maladie unique avec des primes de cotisations en fonction du revenu. 2008 Imposition des entreprises
Contrairement aux sondages, qui annonçait une large victoire du camp bourgeois, la loi sur l'imposition des entreprises que combat le Parti Socialiste Suisse est acceptée avec seulement 50,5% suffrages.
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