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Intervention – « Relative au dossier des IRL »

Victoria Ravaioli-Thibaud, 11 octobre 2012
Pour donner suite à l’histoire d’IRL-Swissprinters à Renens, on a pu lire dans la presse cette semaine que le plan social demandé par Syndicom n’aboutissait pas. Je ne vais pas revenir sur l’excellent travail du syndicat appuyé par notre Municipalité que je remercie pour avoir sauvé 71 postes de travail dont 6 apprentis et assuré ainsi la survie des IRL. N’empêche que les 50 autres ex-salariés n’auront pas cette chance, non seulement ils vont certainement pointer au chômage, mais en plus avec un plan social misérable, notamment aucune indemnité de départ puisque M. Ringier, l’actionnaire majoritaire de Swissprinters dont la fortune est évaluée entre 1 et 1,5 Milliards de francs suisses, a refusé catégoriquement et à plusieurs reprises de poursuivre les négociations avec le personnel et ses représentants. Le Parti Socialiste est indigné et ne peut en aucun cas se taire et être d’accord avec ces manières de faire. Derrière chaque licenciement, il y a une personne et toute une famille qui souffrent et que le minimum serait d’appliquer les indemnités de départ prévues dans le plan social du groupe Ringier, qui, je vous rappelle, octroie une indemnité de 10% du salaire par année de service, soit un salaire complet en compensation si un employé à 10 ans d’ancienneté ! Ceci n’est même pas en vigueur à ce jour. Sans parler des pré-retraites dignes de Zola, ce qui prévoit des revenus diminués jusqu’à 50% de leur salaire initial et les pousse au chômage ! Syndicom revendique aussi dans son plan social que Swissprinters compense pour 6 à 9 mois le manque à gagner des ex-employés qui ont retrouvés du travail avec un taux d’activité inférieur ou qui devront s’inscrire au chômage. Il n’est pas tolérable de traiter les employés d’IRL de la sorte. C’est pourquoi, le PS soutiendra et défendra la démarche du Syndicat Syndicom jusqu’à l’obtention d’un vrai plan social qui soit une juste reconnaissance de l’engagement des employés envers l’entreprise IRL. Nous demandons que M. Ringier revienne à la table des négociations et qu’une issue positive permette à tout le monde de sortir la tête haute de cette difficile affaire.