Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Suite – Postulat : Engagement actif et reconnu de notre Ville en faveur du commerce équitable

La Municipalité de Renens à répondu au postulat de notre Conseiller communal François Delaquis intitulé “Engagement actif et reconnu de notre Ville en faveur du commerce équitable” par un préavis favorable à ce que notre commune s’engage à promouvoir le commerce équitable. Elle autorise entre autre à ce que Renens entame le processus de certification “Fair Trade Town” proposé par Swiss Fair Trade, faîtière des organisations du commerce équitable en Suisse.

Voici un extrait du préavis :

Une certification qui fait sens

Globalement, les labels et les certifications sont destinés à venir en aide aux communes, ou à
d’autres entités directement concernées, pour leur permettre d’améliorer leurs connaissances et
leurs pratiques dans un domaine bien précis, puis de bénéficier d’un suivi régulier dans ce domaine.
Pour encadrer cette démarche d’amélioration continue, les labels et certifications sont régis par des
directives, ainsi que des règlements transparents et se basent sur des critères régulièrement mis à
jour et des contrôles indépendants.

La certification Fair Trade vise le développement d’un commerce équitable, basé sur la recherche
d’une plus grande équité que dans le commerce conventionnel. Ce système consiste en un
partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect.
Le commerce équitable permet aux petits producteurs des pays en développement et des pays
émergents d’améliorer leur niveau de vie en leur assurant :

– un accès équitable au marché mondial;
– des prix équitables et transparents, mais aussi des possibilités de préfinancement
permettant d’assurer l’existence économique des producteurs et des petits paysans de ces
pays;
– des salaires décents et le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail
(OIT) contre le travail forcé, la discrimination, le travail des enfants;
– une production sociale, respectueuse de l’environnement et de qualité.

Concernant la certification Fair Trade Town présentée dans ce préavis, voici quelques points positifs
mis en avant par Swiss Fair Trade, l’organisation faîtière dont sont membres, entre autres, les
associations Action de Carême, Association romande des Magasins du Monde, Claro Fair Trade SA,
Fondation Max Havelaar (Suisse), Helvetas Swiss Intercooperation, Pain pour le prochain,
SolidarSuisse et TerrEspoir :

– Fair Trade Town déclenche un processus de durabilité dans votre commune. Grâce à la
promotion du commerce équitable, les composantes sociales, économiques et écologiques
du développement durable et global sont abordées conjointement;
– Fair Trade Town offre une plate-forme à votre commune, ainsi qu’aux acteurs locaux de
l’industrie, de l’administration, de l’éducation et de la restauration, pour rendre leur
engagement visible;
– le programme Fair Trade Town crée des relations, étant donné que la distinction conduit
inévitablement à une interaction étroite entre l’administration publique, l’industrie locale et la
population;
– grâce à Fair Trade Town, votre communauté promeut le commerce équitable, apportant
ainsi une contribution importante à l’amélioration du niveau de vie et des conditions de
travail des producteurs et des travailleurs du Sud;
– la campagne Fair Trade Town est très présente en Suisse et se développe dans 31 autres
pays. Cette distinction renforce l’image positive et durable de votre commune (…). La
commune démontre son engagement en matière de développement, joue un rôle de
premier plan et peut communiquer positivement à l’interne comme à l’externe.”

Préavis complet – Ville en faveur du commerce équitable

Suite – Postulat : adhésion de la Ville de Renens au réseau francophone des villes amies des ainés

Le postulat de notre Conseiller communal Michele Scala transmis à la Municipalité par la commission chargée d’étudier la question sur une adhésion de la Ville de Renens au réseau francophone des villes amies des ainés.

“La Commission s’est interrogée sur la pertinence de faire partie d’un réseau et plus particulièrement d’un réseau étranger. Elle relève comme avantage, une ouverture plus large et des échanges sur une plus grande échelle. Elle ne perçoit pas en quoi, le fait d’être labellisé tel que celui proposé par le réseau francophone, les Renanais en retireraient un retour sur investissement.

La Commission est en revanche convaincue que notre Commune doit faire partie du programme «Ville-amie des aînés», créé par l’OMS, et qui vise à travers des réseaux de partager des expériences. Les commissaires saluent le travail effectué au sein de Lausanne-Région et s’interrogent si, au vu des ressources nécessaires, ce n’est pas à ce niveau-là que passerait la solution pour rejoindre à réseau international.

La Commission doit se prononcer sur le renvoi ou non du postulat à Municipalité. Ainsi, elle n’est pas dans la situation où elle doit prendre position sur une réponse de la Municipalité par rapport à une proposition qui aurait été faite.

Ainsi, être dans un réseau c’est un état d’esprit et qui donne un signal fort comme quoi la vieillesse n’est pas considérée comme un problème négatif. C’est se donner les moyens de la réflexion et, le cas échéant, disposer ultérieurement d’une base pour élaborer une politique des aînés. Cela permet de savoir ce qui fonctionne bien ou moins bien ailleurs et d’éviter ainsi des erreurs ou d’utiliser à meilleur escient nos ressources limitées.

C’est en cela que ce postulat est intéressant. Les moyens à se donner ne sont pas liés directement au dépôt de celui-ci et la Municipalité peut avoir dans sa réponse, une autre échelle temps pour concrétiser ses objectifs et allouer en temps voulu les moyens qu’elle jugerait nécessaire.

La Commission a eu connaissance que l’Union des villes suisses, à laquelle notre Commune est déjà membre, dispose en son sein d’une Commission «Ville-amies-des aînés» qui traite des problématiques liés au vieillissement de la population et reprend les objectifs de l’OMS. Ce cadre est beaucoup plus souple et ne nécessite pas l’important travail induit par la labellisation exigée par le réseau francophone.

La Commission invite la Municipalité, en vue de répondre au postulat, de creuser la piste donnée par l’Union des villes suisses ainsi que celle déjà amorcée dans le cadre de Lausanne-Région.
Conclusion

La Commission, à l’unanimité, vous propose d’accepter la transmission du postulat de M. Michele Scala à la Municipalité.

Elle propose également à l’unanimité le voeu suivant :

Voeu :
La Commission estime qu’il n’est pas forcément nécessaire d’adhérer au réseau francophone et elle suggère que Renens fasse partie du réseau suisse des « villes-amies des aînés », groupe qui fait partie de l’Union des Villes Suisses.”

Extrait du rapport de commission

Rapport complet de la commission

 

Motion pour une adaptation du Règlement du plan d’extension – police des constructions aux nouvelles conditions climatiques et énergétiques

François Delaquis, conseiller communal

Dans une perspective de changement climatique et pour limiter les effets de l’ilot de chaleur urbain, la nature en ville est une des solutions intéressantes à promouvoir en milieu urbain, surtout lorsque celui-ci se densifie comme, actuellement. Cette nouvelle dimension à prendre en compte dans l’aménagement de notre espace et de notre habitat, ainsi que la prise en compte de nouveaux matériaux, nécessitent un réexamen de notre réglementation communale en matière de construction afin d’être en adéquation avec les besoins d’aujourd’hui et les problématiques du futur.
Notre règlement du plan d’extension date de 1946 et, malgré quelques adaptations dans les années 80, il reflète une période où l’on ne parlait pas de réchauffement climatique et où les énergies fossiles étaient utilisées sans modération.
Ainsi, dans notre règlement actuel il n’est pas fait référence aux nouveaux matériaux de construction qui ne reflètent pas la chaleur,  les toits plats sont bannis donc difficiles à les végétaliser, il n’est rien dit sur l’aménagement des surfaces vertes qui captent les eaux du sol, ni sur le choix des espèces d’arbres, qui par leur évapotranspiration rafraîchissent l’atmosphère en particulier la nuit, ni sur l’aménagement de points d’eau comme cela fait notamment en pleine ville de Sion.
Ainsi, nous demandons qu’une étude soit faite, pour prendre les problèmes liés aux ilots de chaleur en ville dans son ensemble et, que le Règlement du plan d’extension – police des constructions et autre(s) règlement(s) soi(en)t adapté(s)  en conséquence.

Interpellation relative à la réalisation concrète des mesures contenues dans la charte du 6 septembre 2016 pour l’égalité salariale dans le secteur public

François Delaquis, conseiller communal

En préambule,  je tiens à féliciter chaleureusement la Municipalité pour  se trouver dans les villes pionnières à avoir signé cette charte qui invite le secteur public à utiliser ses compétences et ses partenariats en faveur de l’égalité salariale.

Au-delà de l’invitation à utiliser le langage épicène, qui revêt une symbolique importante, mais ne compense pas les inégalités salariales, je souhaiterai connaître quelles sont les mesures concrètes qui seront prises pour respecter les engagements pris dans la charte à savoir :
–    Quelle(s) méthode(s) ou standard la Municipalité envisage-t-elle d’utiliser pour le respect de l’égalité au sein de l’administration et envisage-t-elle d’être certifiée ?

–    Quelles sont les démarches qui seront entreprises par la Municipalité pour encourager ce type d’analyse et faire respecter ce principe d’égalité salariale  dans le cadre des marchés publics dans les entités telles que les Associations intercommunales, ententes intercommunales dont Renens fait partie ainsi que pour les associations qu’elles subventionnent où les entreprises dont Renens est actionnaire ?

–    Dans le cadre des marchés publics, quels sont les mécanismes de contrôle, préconisés par la charte qui seront mis en place ?

Je remercie d’ores et déjà la Municipalité de l’attention qu’elle portera à cette interpellation.

Renens, le 13 octobre 2016

Interpellation « Le M1 est-il sur une voie de garage ou en panne de croissance pour s’adapter à son futur ? »

François Delaquis, conseiller communal
Lors de la première année de son exploitation, en 1991, le TSOL, aujourd’hui appelé M1, transportait 7,4 millions de passagers, soit un nombre plus élevé que ce que les planifications les plus optimistes de l’époque imaginaient. L’année dernière, il a transporté 12,8 millions de passagers, soit 73% de plus qu’à ses débuts, et cela sur une infrastructure ferroviaire qui n’a presque pas évolué depuis le début de l’exploitation».
À l’origine de ce succès, plusieurs facteurs comme l’augmentation de la population des communes et quartiers traversés par le métro, l’augmentation impressionnante des étudiants de l’Unil et de l’EPFL qui ont plus que doublé depuis vingt-cinq ans ou encore le changement des habitudes pour se déplacer, la voiture étant aujourd’hui souvent délaissée au profit des transports publics.
Afin de ne pas se retrouver dans la même situation que le LEB lui aussi victime de son succès, où les investissements sont arrivés très en retard par rapport au développement régional. Il devient absolument nécessaire d’étudier, repenser et planifier les infrastructures du M1 afin que celles-ci ainsi que son exploitation puisse s’adapter aux besoins de notre population. Le M1 est le fleuve qui irrigue l’Ouest lausannois. Il est en lien direct avec la mer, le réseau CFF.
Le 29 novembre dernier, 13 des 14 députés de l’Ouest lausannois, avec le soutien d’une bonne trentaine d’autres députés, ont déposé au Grand Conseil un postulat (16-POS218 « Pour une extension de l’infrastructure et de l’offre du M1 » demandant au Conseil d’Etat de bien vouloir l’étudier.
Le postulat demande notamment l’augmentation de la capacité de la ligne du M1 à brève échéance par une transformation de l’infrastructure actuelle et de son mode d’exploitation, ainsi qu’une extension de l’exploitation en soirée pour s’adapter aux horaires des trains CFF en gare de Lausanne et Renens ainsi qu’à la ligne M2.
En vue de ce qui précède, je dépose l’interpellation suivante et remercie d’ores et déjà la Municipalité de l’intérêt qu’elle y portera.
–    La Municipalité soutient-elle les objectifs du postulat 16_POS 218 « Pour une extension de l’infrastructure et de l’offre du M1 » déposé le 29 novembre dernier au Grand Conseil ?

–    La Municipalité est-elle prête à appuyer la démarche des députés et à demander au Canton de procéder aux études concernant la mise à niveau du M1 face au développement de l’Ouest lausannois ?