Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Motion – « Pour un Centre-Ville du XXIème siècle : moderne et piétonnier »

Line Rouyet et Patricia Zurcher, Vincent Keller (Fourmi Rouge), au nom de l’Association de Quartier du Centre, 23 mai 2013

Lors du conseil de novembre, deux des trois soussignés ont déposé une interpellation au nom de l’Association de Quartier du Centre intitulée « Pour une rue du Midi conviviale et une rue Neuve piétonne » en posant deux questions simples : (1) Quelles mesures la Municipalité compte-t-elle prendre pour mettre fin aux rodéos routiers sur la rue du Midi qui mettent en danger la vie des piétons, comment redonner un sentiment de sécurité aux riverains et (2) Qu’est-il prévu pour régler le problème du parcage sauvage au centre ville, notamment sur la rue Neuve (piétonne) ?

En date du 7 février 2013, par l’intermédiaire d’un article du quotidien gratuit « 20 Minutes », on apprend que (je cite) « La Municipalité reconnaît le problème (les automobilistes frôlent les entrées, déplacent les plots de béton, et ne respectent aucunement la limite LCR de 20 Km/h pour une zone de rencontre) et qu’elle est en phase de sécurisation du secteur, selon le Municipal Olivier Golaz ». On y apprend plus loin, par la voix de Madame la Municipale Tinetta Maystre qu’un « groupe de travail s’est réuni mercredi dernier (le 6 février) et que les plots seront remplacés par du mobilier urbain définitif et adapté ».

Afin d’approfondir le débat sur les problèmes de circulation au centre-ville, les trois soussignés ont estimé nécessaire de déposer une nouvelle intervention sous forme d’une motion.

Développement
Zone de rencontre de la rue du Midi, rue de la Mèbre et rue de la Source

A l’évidence, de nombreux problèmes liés au non-respect de la limite de vitesse et des zones de parcage peuvent être identifiés au centre-ville. Il est donc nécessaire de se demander si les aménagements actuels sont adaptés.

Selon l’ordonnance fédérale « sur les zones 30 et zones de rencontre » du 28 septembre 2001 (741.213.3), article 5 alinéa 1 : « Les transitions entre le réseau routier usuel et une zone doivent être facilement reconnaissables. Le début et la fin de la zone doivent être mis en évidence par un aménagement contrasté faisant l’effet d’une porte ». On notera à l’article 6, section 3, que « L’efficacité des mesures réalisées doit être vérifiée après une année au plus tard. Si les objectifs visés n’ont pas été atteints, il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires ».

Quelles sont ces transitions « facilement reconnaissables » dans le cas qui nous concerne : la rue du Midi depuis la rue de Lausanne et le carrefour des Quatre Avenues ? Quelles sont les mesures supplémentaires à prendre, le cas échéant ? A la fin de la zone de rencontre, on trouve un feu lumineux possèdant un détecteur de mouvement qui permet aux automobilistes de la rue du Midi d’avoir la priorité sur ceux circulant sur la Rue de Lausanne d’Ouest en Est. En début de zone de rencontre, un panneau vert, ainsi qu’un marquage routier ont été mis en place. Entre deux, des « rigoles » pour l’évacuation des eaux de pluie ont été placées exactement là où se trouvait l’ancienne limite route-trottoir. Ainsi, pour un automobiliste, il est actuellement très difficile de se

rendre compte qu’il pénètre dans une zone de rencontre, et pour la majorité des piétons, l’espace entre les rigoles et les bâtiments fait toujours office de « trottoir » et correspond au seul endroit sûr pour sa vie. Sans sous-entendre que les services communaux ne respectent pas l’Ordonnance fédérale, on peut faire mieux comme « transition reconnaissable » et on aurait surtout pu faire mieux comme marquage routier entre les deux portes.

A partir de ce constat, ces problèmes ont été identifiés comme des priorités pour l’Association de Quartier du Centre, dont les trois soussignés sont membres. Pour rappel, cette association, crée en 2012, regroupe des habitants dans un rayon approximatif d’un kilomètre et demi autour de la place du Marché, au nord et au sud des voies. Des commerçants en sont aussi membres. Le 30 janvier dernier a eu lieu l’assemblée générale dont un point de l’ordre du jour était consacré à une discussion sur les conclusions des cinq groupes de travail créés lors de la précédente AG (le PV de l’association est à disposition auprès des trois soussignés, il a été transmis à la Municipalité). L’un de ces groupes a justement travaillé sur les problèmes de la circulation au centre et a élaboré des pistes pour y remédier. Lors de l’AG, une intéressante discussion a eu lieu à l’issue de laquelle trois variantes ont été identifiées pour améliorer l’insécurité régnant sur la rue du Midi, la rue de la Mèbre et la rue de la Source :

  1. 1.)  Faire de la rue du Midi, la rue de la Mèbre et la rue de la Source des rues piétonnes, avec possibilité de passage pour les riverains, livraisons et véhicules d’urgence ;
  2. 2.)  Faire respecter la zone de rencontre et le 20 Km/h y relatif par de nouvelles installations plus conséquentes et adaptées ;
  3. 3.)  Laisser la situation évoluer en demandant aux agents de la POLOUEST d’accentuer leur présence au centre pour faire respecter le 20 km/h et régler les problèmes de parcages sauvages, et en ajoutant si besoin des installations légères.

Au vote, 56 % des membres de l’association se sont montrés favorables à la variante 1, c’est-à-dire de remplacer la zone de rencontre par une zone piétonne. Il est à noter que des membres de l’AG ont toutefois exprimé leur crainte de voir les clients déserter les petits commerces.

Au vu de l’article du quotidien « 20 Minutes », il semblerait par contre que la Municipalité se dirige vers la variante 2. Même si nous sommes conscients que la Municipalité travaille depuis longtemps sur cette question et a une idée plus claire des flux de trafic estimés pour les dix prochaines années et des modifications que vont connaître les voies de circulations dans ce secteur, il semble important de ne pas passer sous silence un tel plébiscite des habitants.

Non-respect de la zone piétonne de la Rue Neuve

Concernant la rue Neuve, des solutions doivent rapidement être trouvées pour faire respecter l’interdiction de circuler et de se parquer dans la zone piétonne. Nous avons noté une amélioration de la situation pendant la semaine de fermeture du bar « Le Paris ». Nous n’y voyons pas une relation de cause à effet, mais force est de constater qu’une partie des problèmes de parcage dans cette rue a une provenance connue. Ils peuvent être facilement jugulés, moyennant une meilleure présence policière et /ou l’installation de bornes télescopique à chaque extrêmité de la rue.

L’arrivée du tram T1 à Renens à l’aube de l’année 2018 va profondémment changer la circulation au centre de Renens. Aujourd’hui, il ne semble pas y avoir de volonté municipale d’en profiter pour exclure le trafic individuel motorisé du centre-ville malgré la dimension régionale que va prendre le pôle multimodal de la gare de Renens et la présence d’un gigantesque parking sous la place du Marché. Il serait particulièrement regrettable que cette variante soit balayée alors même que le

quartier va connaitre une véritable mutation. La Ville de Renens se doit de prendre le train du XXIème siècle.

Les trois soussignés déposent donc la motion suivante :

Il est demandé à la Municipalité de Renens de passer en zone piétonne les rues de la Mèbre, du Midi et de la Source dans le futur plan des circulations du centre-ville.

 

Question simple – “Question relative aux crèches-garderies”

Victoria Ravaioli-Thibaud, 23 mai 2013

Les crèches-garderies sont au centre des inquiétudes du parti socialiste depuis de nombreuses années. Bien que la commune ait fait beaucoup d’efforts en ce sens et a rattrapé un important retard, il semble que beaucoup de personnes soient encore en liste d’attente.

Justement, quel est le nombre d’enfants inscrits sur cette liste d’attente ?

Est-elle à jour, cette liste et sinon, tous les combien de temps (mois ou années) cette liste d’attente est-elle mise à jour ?

Quand les parents dépourvus vous appellent et qu’ils n’ont pas de place, qu’elles sont les propositions faites pour les aider ?

Et enfin, y a-t-il assez de mamans de jour pour palier au manque en suffisance ?

Interpellation – “Ecole à la journée continue”

Victoria Ravaioli-Thibaud, 18 avril 2013

Le 27 septembre 2009, les Vaudoises et les Vaudois ont adopté l’article 63 a de la Constitution qui confie aux communes la tâche d’offrir aux enfants dont les parents le souhaitent une « école à la journée continue ».

L’article 63 a de la Constitution vaudoise, a la teneur suivante :

École à journée continue

1 En collaboration avec l’État et les partenaires privés, les communes organisent un accueil parascolaire surveillé, facultatif pour les familles, sous forme d’école à journée continue dans les locaux scolaires ou à proximité, pendant toute la durée de la scolarité obligatoire.

2 L’accueil peut être confié à des organismes privés.

3 Les conditions de l’accueil parascolaire sont fixées par les communes.

4 Les parents participent au financement de l’accueil parascolaire.

L’objectif exprimé dans cet article constitutionnel concerne toute la scolarité, soit jusqu’aux classes secondaires (actuelle 9ème année, soit 11ème année Harmos).

Au nom du Parti socialiste, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes à la Municipalité :

Le Parti Socialiste souhaiterait connaître comment s’organise la Municipalité pour la mise en œuvre de l’école à journée continue en complément de l’offre déjà existante notamment en matière d’APEMS ?

Tout en consolidant l’existant, comment la Municipalité entend poursuivre le développement des prestations parascolaires ?

A cette fin, la Municipalité envisage-t-elle de dresser un état des lieux complet ainsi qu’une analyse critique des prestations existantes ?

La Municipalité pense-t-elle proposer des pistes de consolidation et d’amélioration de ces prestations ?

La Municipalité envisage-t-elle d’élargir ces propositions à l’ensemble de la scolarité obligatoire ?

La Municipalité a–t-elle planifié, du point de vue de ses ressources financières, humaines et d’infrastructures, les incidences de la mise en œuvre de cet article constitutionnel ?

Interpellation – “Interpellation relative au cheminement et au délai au sein des différents services communaux, cantonaux ainsi que le nombre de “passages” à la Municipalité pour obtenir un permis de construire”

Daniel Rohrbach, 7 mars 2013

Je déclare mes intérêts, je suis également Président de la Société Coopérative d’Habitation de Renens (SCHR). A ce titre, j’ai eu l’occasion de déposer, à travers plusieurs bureaux d’architecte, plusieurs mises à l’enquête. J’ai rencontré quelques problèmes de délai.

Je constate notamment, concernant les immeubles du SIE, que la SCHR a acquis en début 2012, que nous avons déposé un permis de construire et que le permis de construire ne nous a pas encore été délivré, alors que je sais qu’il a été accepté il y a déjà 3 semaines en Municipalité.

D’ailleurs dans un “Sous-la-Loupe” du mois de novembre ou décembre, le Conseil en avait été informé et la Municipalité se targuait de soutenir ce projet.

Je souhaite donc connaître:

   – Quel est le cheminement communal des dépôts de mises à l’enquête jusqu’à l’obtention du permis de construire et d’habiter et surtout les délais au sein des services communaux et cantonaux?

Je rappelle que pour la Rue Neuve 5, il s’agit de la création de logements d’étudiants et personnellement je souhaiterais que les étudiants puissent rentrer avant la rentrée de septembre.

Interpellation – “La gestion de la problématique liée aux rassemblements nocturnes des jeunes à Renens”

Aso Piroti, 15 novembre 2012

Nous sommes témoins du développement important dans plusieurs dimensions de la ville de Renens. Les travaux déjà réalisés ont eu un impact considérable sur l’importance de la place de la ville de Renens dans l’ouest lausannois. Je profite de cette occasion pour remercier la Municipalité et l’ensemble des acteurs et intervenants  qui ont œuvré à la réalisation de ces projets de grande importance.

Cette rapide évolution de la dynamique propre de la ville et la transformation de son espace de vie sont accompagnées de changements inévitables dans la vie sociale. Par conséquent, il est important de se pencher sur les différents enjeux de ces changements, d’identifier les problèmes et d’y apporter des solutions adéquates.

Une des problématiques observées est liée à la gestion des rassemblements nocturnes des jeunes dans notre ville. En effet, que ce soit le lieu de rencontre, la manière dont les choses se déroulent et le moment choisi, tous ces facteurs posent un certain nombre de problèmes de cohabitation avec la population renanaise.

Pour nous aider à mieux cerner la problématique, je vous propose de l’illustrer par un exemple concret, à savoir le rassemblement nocturne des jeunes sur la place de jeux à Renens village.

Vers vingt-deux heures, les jeunes se réunissent sur l’espace en forme de demi-cercle à côté de l’étang. Ils y apportent leurs boissons, dont une partie est souvent alcoolisée et y restent parfois jusqu’au milieu de la nuit. Ils discutent et, il arrive que le ton monte un peu trop.

Les conséquences :

  • Leur bruit dérange considérablement le repos des habitants qui doivent aller au travail le lendemain.
  • Les habitants profitent de moins en moins de cet agréable espace, souvent pour une petite sortie avant d’aller au lit, parfois accompagnés de leur animal de compagnie.
  • Cet espace est beaucoup utilisé par les familles et les enfants du quartier. Les jeunes  laissent ce lieu dans un état déplorable, jonché de détritus.
  • Il est important de noter que cette situation a un effet négatif considérable à la relation intergénérationnelle ainsi que sur la relation entre les habitants et la jeunesse de notre ville.
  • La consommation de boissons alcoolisées par des mineurs rend difficile ou voir impossible, car potentiellement risquée,  l’intervention directe des habitants.

Mes questions sont:

  • Quelles sont les mesures déjà mises en place par la commune pour éviter au mieux à notre jeunesse de tomber dans les pièges de notre société moderne?
  • Comment se concrétise dans les faits l’action des services sociaux de la ville auprès de ces jeunes et de leur famille ?
  •  Les interventions de la police sont souvent perçues comme purement répressives, faisant suite aux plaintes de citoyens excédés par les incivilités. Pourriez-vous indiquer aux conseillères et conseillers communaux quelles actions de prévention mène la police auprès de la jeunesse ?
  • Et finalement, quels sont les projets de prévention menés par les différents services concernés de près ou de loin, par les problèmes de sécurité? Comment sont-elles coordonnées ?