Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Interpellation – « Ecole à la journée continue »

Victoria Ravaioli-Thibaud, 18 avril 2013

Le 27 septembre 2009, les Vaudoises et les Vaudois ont adopté l’article 63 a de la Constitution qui confie aux communes la tâche d’offrir aux enfants dont les parents le souhaitent une « école à la journée continue ».

L’article 63 a de la Constitution vaudoise, a la teneur suivante :

École à journée continue

1 En collaboration avec l’État et les partenaires privés, les communes organisent un accueil parascolaire surveillé, facultatif pour les familles, sous forme d’école à journée continue dans les locaux scolaires ou à proximité, pendant toute la durée de la scolarité obligatoire.

2 L’accueil peut être confié à des organismes privés.

3 Les conditions de l’accueil parascolaire sont fixées par les communes.

4 Les parents participent au financement de l’accueil parascolaire.

L’objectif exprimé dans cet article constitutionnel concerne toute la scolarité, soit jusqu’aux classes secondaires (actuelle 9ème année, soit 11ème année Harmos).

Au nom du Parti socialiste, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes à la Municipalité :

Le Parti Socialiste souhaiterait connaître comment s’organise la Municipalité pour la mise en œuvre de l’école à journée continue en complément de l’offre déjà existante notamment en matière d’APEMS ?

Tout en consolidant l’existant, comment la Municipalité entend poursuivre le développement des prestations parascolaires ?

A cette fin, la Municipalité envisage-t-elle de dresser un état des lieux complet ainsi qu’une analyse critique des prestations existantes ?

La Municipalité pense-t-elle proposer des pistes de consolidation et d’amélioration de ces prestations ?

La Municipalité envisage-t-elle d’élargir ces propositions à l’ensemble de la scolarité obligatoire ?

La Municipalité a–t-elle planifié, du point de vue de ses ressources financières, humaines et d’infrastructures, les incidences de la mise en œuvre de cet article constitutionnel ?

Interpellation – « Interpellation relative au cheminement et au délai au sein des différents services communaux, cantonaux ainsi que le nombre de « passages » à la Municipalité pour obtenir un permis de construire »

Daniel Rohrbach, 7 mars 2013

Je déclare mes intérêts, je suis également Président de la Société Coopérative d’Habitation de Renens (SCHR). A ce titre, j’ai eu l’occasion de déposer, à travers plusieurs bureaux d’architecte, plusieurs mises à l’enquête. J’ai rencontré quelques problèmes de délai.

Je constate notamment, concernant les immeubles du SIE, que la SCHR a acquis en début 2012, que nous avons déposé un permis de construire et que le permis de construire ne nous a pas encore été délivré, alors que je sais qu’il a été accepté il y a déjà 3 semaines en Municipalité.

D’ailleurs dans un « Sous-la-Loupe » du mois de novembre ou décembre, le Conseil en avait été informé et la Municipalité se targuait de soutenir ce projet.

Je souhaite donc connaître:

   – Quel est le cheminement communal des dépôts de mises à l’enquête jusqu’à l’obtention du permis de construire et d’habiter et surtout les délais au sein des services communaux et cantonaux?

Je rappelle que pour la Rue Neuve 5, il s’agit de la création de logements d’étudiants et personnellement je souhaiterais que les étudiants puissent rentrer avant la rentrée de septembre.

Interpellation – « La gestion de la problématique liée aux rassemblements nocturnes des jeunes à Renens »

Aso Piroti, 15 novembre 2012

Nous sommes témoins du développement important dans plusieurs dimensions de la ville de Renens. Les travaux déjà réalisés ont eu un impact considérable sur l’importance de la place de la ville de Renens dans l’ouest lausannois. Je profite de cette occasion pour remercier la Municipalité et l’ensemble des acteurs et intervenants  qui ont œuvré à la réalisation de ces projets de grande importance.

Cette rapide évolution de la dynamique propre de la ville et la transformation de son espace de vie sont accompagnées de changements inévitables dans la vie sociale. Par conséquent, il est important de se pencher sur les différents enjeux de ces changements, d’identifier les problèmes et d’y apporter des solutions adéquates.

Une des problématiques observées est liée à la gestion des rassemblements nocturnes des jeunes dans notre ville. En effet, que ce soit le lieu de rencontre, la manière dont les choses se déroulent et le moment choisi, tous ces facteurs posent un certain nombre de problèmes de cohabitation avec la population renanaise.

Pour nous aider à mieux cerner la problématique, je vous propose de l’illustrer par un exemple concret, à savoir le rassemblement nocturne des jeunes sur la place de jeux à Renens village.

Vers vingt-deux heures, les jeunes se réunissent sur l’espace en forme de demi-cercle à côté de l’étang. Ils y apportent leurs boissons, dont une partie est souvent alcoolisée et y restent parfois jusqu’au milieu de la nuit. Ils discutent et, il arrive que le ton monte un peu trop.

Les conséquences :

  • Leur bruit dérange considérablement le repos des habitants qui doivent aller au travail le lendemain.
  • Les habitants profitent de moins en moins de cet agréable espace, souvent pour une petite sortie avant d’aller au lit, parfois accompagnés de leur animal de compagnie.
  • Cet espace est beaucoup utilisé par les familles et les enfants du quartier. Les jeunes  laissent ce lieu dans un état déplorable, jonché de détritus.
  • Il est important de noter que cette situation a un effet négatif considérable à la relation intergénérationnelle ainsi que sur la relation entre les habitants et la jeunesse de notre ville.
  • La consommation de boissons alcoolisées par des mineurs rend difficile ou voir impossible, car potentiellement risquée,  l’intervention directe des habitants.

Mes questions sont:

  • Quelles sont les mesures déjà mises en place par la commune pour éviter au mieux à notre jeunesse de tomber dans les pièges de notre société moderne?
  • Comment se concrétise dans les faits l’action des services sociaux de la ville auprès de ces jeunes et de leur famille ?
  •  Les interventions de la police sont souvent perçues comme purement répressives, faisant suite aux plaintes de citoyens excédés par les incivilités. Pourriez-vous indiquer aux conseillères et conseillers communaux quelles actions de prévention mène la police auprès de la jeunesse ?
  • Et finalement, quels sont les projets de prévention menés par les différents services concernés de près ou de loin, par les problèmes de sécurité? Comment sont-elles coordonnées ?

Interpellation – « Interpellation relative à la circulation de la rue du Midi »

Line Rouyet, 15 novembre 2012,

Co-signé avec M. Vincent Keller, Fourmi rouge, au nom de l’Association des habitants du quartier du Centre.

En préambule je suis très surprise que lors du point « Communication de la Présidence » que l’on ait seulement mentionné la lettre de Mme Aline Sambuc et qu’elle n’ait pas été lue. Devant intervenir dans tous les cas au point « Interpellation », je n’ai pas insisté au point « Communication de la Présidence » mais je propose que cette lettre soit envoyée à tous les conseillers pour information ou mise au PV.

Depuis le 1er février dernier, des habitants et des commerçants de centre de Renens se sont groupés au sein d’une association de quartier. Selon le règlement de notre Conseil, nous devons déclarer nos intérêts. Je vous informe donc que les deux soussignés en sont membres. L’article 2 des statuts décrit les buts de l’association comme suit: « L’association a pour but de contribuer activement au développement d’une meilleure cohabitation des habitant-e-s du quartier concerné et d’une animation conviviale du centre de la Ville. Notamment en organisant des manifestations culturelles, en présentant des projets susceptibles d’accroître la qualité de vie dans le quartier, en servant d’organe entre la Municipalité et les habitants du quartier, en dialoguant de manière constructive avec les Autorités et en collaborant avec d’autres personnes et organisations poursuivants des buts analogues ».

Nous déposons cette interpellation en complet accord avec les statuts: une meilleure cohabitation, une amélioration de la qualité de vie et en tant qu’organe permettant de faire un lien entre la Municipalité et les habitants du quartier. Nous la déposons aussi pour soutenir activement Mmes Giovanna Loewer et Aline Sambuc dont vous aurez la lettre prochainement j’espère.

Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence, l’expérience Rue du Midi telle qu’elle existe dans sa forme actuelle est un échec total et doit être améliorée drastiquement dans les plus brefs délais. La sécurité des habitants, des commerçants et des piétons n’est plus assurée. C’est l’une des critiques les plus fortes qui est sortie lors des différentes assemblées et lors des séances du groupe de travail ad hoc de l’association. Si Mmes Loewer et Sambuc se sont principalement concentrées sur l’immeuble Midi 9, les problèmes qu’elles soulèvent ne sont pas concentrés qu’à cet endroit précis. Toute la rue du Midi se voit envahie de voitures conduites par des automobilistes qui n’ont visiblement pas compris le concept « Zone 20 – zone de rencontre ». Dans une telle zone, selon la loi, l’automobiliste de devrait pas dépasser le 20 km/h et les piétons s’y sentir à l’aise et en sécurité. Là, on peut observer tous les jours des comportements dangereux lorsque des automobilistes foncent à tombeau ouvert sur cette rue, scandaleux lorsqu’ils slaloment pour éviter le gendarme couché, ahurissants lorsqu’ils veulent gagner quelques minutes de feu rouge en évitant Rue de Lausanne – Rue de Crissier préférant passer derrière la Migros – Rue de la Mèbre – Rue du Midi, ou carrément criminels lorsqu’ils tentent d’imposer leur voiture aux piétons qui ne font que marcher non sur une route, mais sur une zone de rencontre sans trottoir.

Le cas de la rue du Midi n’est évidemment pas isolé et s’insère dans des problèmes plus généraux que connaissent toutes les rues du centre-ville, en termes de vitesse de circulation mais aussi de parcage sauvage, sur les trottoirs, dans des secteurs privés, dans la zone piétonne de la rue Neuve, par exemple.

Nous posons donc les questions suivantes à la Municipalité:

  1. Quelles sont les mesures que la Municipalité compte prendre pour mettre fin aux rodéos routiers de la rue du Midi, entre autre, qui mettent en danger la vie des piétons, ceci afin de redonner un sentiment de sécurité aux habitants riverains?
  2. Qu’est-il prévu pour régler le problème de parcage sauvage au centre-ville?

Intervention – « Relative au dossier des IRL »

Victoria Ravaioli-Thibaud, 11 octobre 2012
Pour donner suite à l’histoire d’IRL-Swissprinters à Renens, on a pu lire dans la presse cette semaine que le plan social demandé par Syndicom n’aboutissait pas. Je ne vais pas revenir sur l’excellent travail du syndicat appuyé par notre Municipalité que je remercie pour avoir sauvé 71 postes de travail dont 6 apprentis et assuré ainsi la survie des IRL. N’empêche que les 50 autres ex-salariés n’auront pas cette chance, non seulement ils vont certainement pointer au chômage, mais en plus avec un plan social misérable, notamment aucune indemnité de départ puisque M. Ringier, l’actionnaire majoritaire de Swissprinters dont la fortune est évaluée entre 1 et 1,5 Milliards de francs suisses, a refusé catégoriquement et à plusieurs reprises de poursuivre les négociations avec le personnel et ses représentants. Le Parti Socialiste est indigné et ne peut en aucun cas se taire et être d’accord avec ces manières de faire. Derrière chaque licenciement, il y a une personne et toute une famille qui souffrent et que le minimum serait d’appliquer les indemnités de départ prévues dans le plan social du groupe Ringier, qui, je vous rappelle, octroie une indemnité de 10% du salaire par année de service, soit un salaire complet en compensation si un employé à 10 ans d’ancienneté ! Ceci n’est même pas en vigueur à ce jour. Sans parler des pré-retraites dignes de Zola, ce qui prévoit des revenus diminués jusqu’à 50% de leur salaire initial et les pousse au chômage ! Syndicom revendique aussi dans son plan social que Swissprinters compense pour 6 à 9 mois le manque à gagner des ex-employés qui ont retrouvés du travail avec un taux d’activité inférieur ou qui devront s’inscrire au chômage. Il n’est pas tolérable de traiter les employés d’IRL de la sorte. C’est pourquoi, le PS soutiendra et défendra la démarche du Syndicat Syndicom jusqu’à l’obtention d’un vrai plan social qui soit une juste reconnaissance de l’engagement des employés envers l’entreprise IRL. Nous demandons que M. Ringier revienne à la table des négociations et qu’une issue positive permette à tout le monde de sortir la tête haute de cette difficile affaire.