Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Question simple – « Relative à l’association de quartier « Cœur de Ville ». »

Patricia Zurcher, 10 mai 2012

J’ai le plaisir ce soir de vous annoncer la naissance d’une nouvelle association de quartier appelée Cœur de Ville.

Cette association a vu le jour le 1er février 2012 et elle compte déjà une bonne trentaine de membres, tous habitants de la Place du Marché ou des rues avoisinantes qui constituent le cœur de notre Ville.

Très vite, nous avons pu réunir des représentants des différentes rues et îlots visés, mais aussi des personnes d’âges et d’horizons très divers, et cette diversité nous réjouit beaucoup.

Nos premières réunions se sont tenues dans les locaux de Globlivres et du CRA, et cette collaboration avec les institutions culturelles du centre-ville correspond à l’un des buts centraux que nous nous sommes fixés dès le départ.

En effet, l’association a pour but de contribuer activement au développement d’une meilleure cohabitation des habitants du quartier concerné et d’une animation conviviale du centreville.

Pour ce faire, l’association prévoit:

– d’organiser des manifestations festives et culturelles pour ses habitants

– de présenter des projets susceptibles d’accroître la qualité de vie dans le quartier, mais aussi

– de collaborer avec d’autres personnes et institutions poursuivant des buts analogues, et enfin – de servir d’organe d’information entre la Municipalité et les habitants du quartier, en dialoguant de manière constructive avec les autorités.

Nous envisageons également de collaborer avec les commerçants du centre-ville pour certains de nos projets.

Lors de notre première assemblée de quartier, qui s’est tenue le 4 avril 2012, nous avons proposé à la bonne vingtaine de personnes présentes de participer à un atelier de réflexion sur les besoins, les envies, les préoccupations et les idées d’amélioration de chacun. Ce « marché aux idées », qui s’est tenu sous la forme de grands panneaux thématiques sur lesquels chacun-e pouvait inscrire ses propositions et remarques diverses, a très bien fonctionné et nous a permis de dégager les grandes lignes pour notre action à venir.

Les propositions récoltées peuvent être regroupées en cinq grands thèmes :

1) L’aménagement/équipement du centre-ville, régulation trafic, vitesse, stationnement…

2) La cohabitation et la sécurité au centre-ville (usage place du Marché, vivre ensemble)

3) L’entraide et la solidarité (site Internet proposant de l’entraide, des débats, et des échanges de services)

4) L’animation (Fête de quartier, animation du Square, rencontres intergénérationnelles)

5) Divers (amélioration de la gestion des déchets,…)

Des groupes de réflexion et de coordination sur chacun de ces cinq thèmes ont été constitués et pourront servir de relais notamment entre les habitants et les autorités concernées.

Et comme il a été question ce soir au Conseil du mandat de Rel’aids destiné à faire évoluer la situation sur la place du Marché, il me paraît intéressant de vous dire deux mots encore de ce qui s’est dit et fait sur ce thème-là lors de nos deux dernières réunions Cœur de Ville.

En effet, la cohabitation des habitants de la place du Marché et des divers usagers de la place est un des thèmes qui a suscité un grand intérêt chez nos membres.

Nous tenons tout d’abord à vous informer que deux personnes de la section Rel’aids étaient présentes lors de nos deux dernières réunions et qu’elles ont participé activement à la discussion sur la place du Marché. Elles ont pu entendre ainsi les habitants présents et prendre note de leurs idées et remarques.

Ensuite, il est ressorti des discussions suscitées les propositions suivantes :

– Certains membres de l’association de quartier seraient prêts à participer activement, dans le cadre de l’action de Rel’aids, à l’amélioration de la situation sur la place du Marché.

Parmi les propositions concrètes recueillies figuraient celle d’aller à la rencontre des « habitués » de la place, ainsi que celle de constituer un groupe de « médiateurs de rue » qui associerait les habitants intéressés.

Cet axe de réflexion comporte également un volet « aménagement/équipement » que nous transmettrons volontiers à la Municipalité (amélioration de l’éclairage des rues et des petites cours pour éviter le trafic, meilleure signalisation des W-C publics, …).

Questions simples – « Diverses questions »

Michele Scala, 29 mars 2012,

J’avais quatre questions, plus que trois maintenant puisque celle concernant l’arrêté Bonny a déjà été posée. La première concerne la zone 30km/heure. Puis-je savoir si toutes les rues passées à 30km/heure ont été validées par l’Office cantonal des Routes? Lesquelles ne le sont pas encore ? Que se passe-t-il si, dans ces rues non validées, les automobilistes roulent à plus de 30km/heure ? Sont-ils amendés, amendables ou non ?

La deuxième question concerne le logement. D’une certaine manière nous avons déjà abordé ce thème mais je pose tout-de-même mes questions. Quelle est le pourcentage de logements vacants à Renens? Que fait ou fera la Ville pour augmenter ce nombre ? Que fait la Ville de Renens pour éviter la hausse des prix des loyers?

Ma troisième question concerne plutôt la sécurité. Suite aux dernières nouvelles, il paraît que le Canton de Vaud, en tout cas l’Arc Lémanique, a bientôt un taux de 31% de délit. Je souhaiterais savoir si à Renens le nombre de délits a augmenté et que fait la Police pour rassurer les citoyens?

Intervention – « Au sujet du contrôle des chauffages »

Gian-Luca Ferrini, 23 février 2012

Plutôt que de savoir qui ne paie pas, je vais plutôt me préoccuper de savoir ce que nous pouvons économiser sur la Commune. On va prendre le problème dans ce sens-là, ce sera plus agréable.

En lisant les communications de la Municipalité, je constate que, à situation exceptionnelle, vu les températures que nous avons eu ces derniers temps, des mesures exceptionnelles ont été prises. Notamment, deux qui me font un peu souci: que ce soit à -20° que l’on commence à s’en inquiéter « contrôle et purge des radiateurs et optimisation du circuit de chauffage ». Pour les non spécialistes, se sont deux mesures qui ne coûtent absolument rien et qui peuvent être effectuées par le personnel qui s’occupe de la maintenance du bâtiment. Personnel qui, normalement, devrait même être informé puisque « Renens, Cité de l’énergie » aurait dû ou a dû ou a très certainement eu un cours qui s’appelle « Chauffer futé » destiné aux concierges des bâtiments. Alors que ces mesures-là soit prises lorsqu’il fait -20° et pas normalement chaque année lorsque l’on remet en route les chauffages me fait un peu souci; cela veut dire que nous dépensons de l’argent chaque année pour rien.

Au lieu de se préoccuper de ceux qui ne paient pas on aurait déjà pu économiser cela.

Interpellation – « Au sujet de l’APEMS du Nord: une alternative pour tous au réfectoire d’autrefois? »

Patricia Zurcher, 19 janvier 2012

Historique:

Jusqu’au mois de décembre 2010, les enfants du Nord de la Ville fréquentant les établissements scolaires des Pépinières, de Verdeaux et du 24-Janvier pouvaient prendre leur repas de midi au réfectoire situé dans la salle de paroisse du Temple de Renens-Village. Celuici les accueillait de 12h00 à 13h20 et leur proposait un repas et un encadrement assuré par des adultes bénévoles, le tout pour une somme allant de CHF 5.- à CHF 9.50 et calculée en fonction du salaire des parents.

Or depuis le mois de janvier 2011, suivant son désir de faciliter la vie des familles dont les deux parents travaillent, la Ville de Renens a décidé de remplacer ce réfectoire par une nouvelle APEMS (structure d’Accueil Pour Enfants en Milieu Scolaire) située dans le même quartier et destinée aux mêmes enfants.

Cette nouvelle structure d’accueil présente, certes, des avantages incontestables : en effet, celle-ci peut accueillir les enfants avant l’école, dès 7h00, puis à midi pour le repas, et enfin après l’école, pour le goûter et un moment de détente en attendant le retour des parents.

Cependant, pour pouvoir bénéficier du soutien financier accordé par le canton aux APEMS, cette structure doit respecter un certain nombre de conditions (nombre de mètres carrés minimal en fonction du nombre d’enfants accueillis, éducatrices diplômées, etc.). Et ces exigences se font clairement sentir, hélas, sur le prix des prestations proposées.

Malheureusement, cette augmentation du prix de la prise en charge à midi (repas + encadrement professionnel) a surpris bon nombre de parents dont les enfants fréquentaient jusque alors le réfectoire, au point de faire naître une véritable grogne chez certains d’entre eux, voire de les faire renoncer à cette prestation pourtant bien précieuse pour ceux qui n’avaient pas d’autre solution de garde.

C’est la raison pour laquelle nous souhaiterions en savoir un peu plus sur la population qui fréquentait jadis le réfectoire et sur celle qui fréquente aujourd’hui l’APEMS.

Un nouveau tarif pour un nouvel encadrement :

Si le nouveau barème proposé par l’APEMS s’avère tout à fait abordable pour une famille à bas salaire, ce qui constitue un bon point pour la Ville, plus on grimpe dans l’échelle des salaires, plus la facture finale paraît surprenante, voire déconnectée de toute réalité lorsqu’on atteint le fameux plafond !

A titre d’exemple, prenons le cas d’une famille X dont le revenu global atteindrait tout juste le plafond de ce barème, soit le fameux « revenu maximum » fixé à CHF 11’750.- par mois, et voyons quelles répercussions concrètes aurait ce changement de structure d’accueil sur le coût des repas de midi de ses enfants.

Jusqu’en décembre 2010, cette famille payait au réfectoire CHF 9.50 par accueil de midi (repas + encadrement) et par enfant. Le fait de faire manger ses deux enfants au réfectoire lui revenait donc à CHF 19.- en tout et pour tout.

Or, si elle inscrivait aujourd’hui ces deux mêmes enfants à l’APEMS pour l’accueil de midi, elle paierait désormais CHF 24.- par enfant, compte tenu du fait qu’à partir du 2ème enfant inscrit, les familles ont droit à une réduction de 20% sur les frais d’encadrement pour le 2ème enfant et les suivants !

En clair, si la famille X pouvait autrefois faire manger ses deux enfants au réfectoire pour la somme de CHF 19.- par midi, ce même accueil pour deux lui reviendrait désormais à CHF 48.- !! L’augmentation représente donc plus de deux fois et demi la somme facturée autrefois, et cela, entre autres, parce que le suivi des enfants est désormais assuré par des éducatrices diplômées, ce qui fait exploser la facture de l’encadrement, alors que le prix du repas, lui, a été fixé à un montant forfaitaire de CHF 7.- pour tout le monde.

Même si le revenu de la famille X est tout à fait confortable, et même si cette famille adhère pleinement au principe de solidarité qui veut que les plus riches paient une partie de la facture des familles moins bien loties qu’elle, leur demander CHF 48.- pour offrir un repas et une demi-heure de jeux à leurs deux enfants paraît tout de même exagéré, voire franchement rédhibitoire si celle-ci a besoin d’un tel encadrement deux ou trois fois par semaine !

L’APEMS et les éducatrices diplômées : un réel besoin pour les repas de midi ?

Si un encadrement tel que peut l’offrir une APEMS se justifie pour les plus jeunes élèves et pour un accueil tout au long de la journée, on est en droit de se demander si pour les plus grands (3ème – 6 ème), un encadrement par des bénévoles tel qu’il était pratiqué par le réfectoire jusqu’à fin 2010 ne serait pas suffisant et plus adapté pour le repas de midi.

En effet, un tel encadrement permettrait à tous les parents, quel que soit leur revenu, d’assurer à leurs enfants un repas chaud à midi et un moment convivial à un prix abordable.

La question qui semble donc se poser est la suivante :

  • N’y a-t-il pas deux besoins différents au sein de la population habitant le Nord de notre ville ?
  • Et ne faudrait-il pas, du coup, imaginer deux réponses distinctes à ces deux types de besoins, en faisant cohabiter deux structures aux offres différentes?

C’est afin de pouvoir y voir plus clair dans ce dossier que nous souhaiterions obtenir des réponses de la part du service responsable de ces structures aux questions suivantes :

  1. Sait-on combien d’enfants fréquentaient le réfectoire en 2010 ? Et sait-on combien d’enfants fréquentent actuellement l’APEMS du Nord?
  2. Serait-il possible de savoir combien de familles ne demandent que l’accueil de midi et combien d’entre elles demandent un accueil plus étendu ?
  3. Le service responsable possède-t-il des informations permettant de se faire une idée précise de la répartition des différentes classes de revenus présentes dans la population inscrite au réfectoire en 2010, ainsi que dans la population qui fréquente actuellement l’APEMS du Nord ?

4) Serait-il possible de savoir quel pourcentage des familles inscrites au réfectoire en 2010 a continué à demander ce même service, soit uniquement le repas de midi, au moment de l’ouverture de l’APEMS ?

– Quel pourcentage a décidé de renoncer à cette prestation et n’a pas réinscrit ses enfants à l’APEMS ?

– Et quel pourcentage a décidé, au contraire, d’élargir sa demande et d’inscrire également ses enfants à l’accueil du             matin (7h00-9h00) et/ou à l’accueil de l’après-midi (15h00 – 18 h 30) ?

5) Une enquête de satisfaction a-t-elle été menée par le service auprès des familles fréquentant l’APEMS depuis son ouverture ?

6) Et si non, la conduite d’une telle enquête est-elle envisagée ou envisageable ?

7) Serait-il envisageable de revoir le barème fixant le prix des prestations en fonction du revenu de manière à ce que l’on reste dans des prix qui soient en rapport avec les services proposés?

Résolution – « Résolution de soutien aux employé-e-s de TESA / Hexagon Metrology et pour la réintégration des deux délégué-e-s syndicaux licenciés »

Line Rouyet, 8 décembre 2011

La résolution est co-signée par des représentant-e-s de la Fourmi rouge, des Verts et du Parti socialiste

L’été dernier, l’entreprise TESA spécialisée en systèmes et instruments de mesures de haute précision basée dans notre commune et rattachée au groupe suédois Hexagon Metrology, a annoncé à ses employé-e-s sa volonté d’augmenter de 5 heures le temps de travail hebdomadaire sans contrepartie salariale. La mobilisation du personnel a été claire et rapide, refusant de travailler plus sans gagner plus et défendant le droit d’être consulté sur des mesures touchant au temps de travail. Dès lors une procédure de négociations a débuté. En début novembre pourtant, le personnel de TESA a appris avec stupeur le licenciement avec effet immédiat deux membres de la commission du personnel. Cette décision sanctionne l’engagement des deux délégué-e-s syndicaux qui ont défendu les droits des travailleur/euse-s et correspond ainsi à une atteinte grave aux droits syndicaux dans notre pays. Elle  s’inscrit dans une large campagne de pression et de désinformation de la direction au sein de l’entreprise.

Dans ce contexte, le syndicat UNIA et les représentant-e-s des commissions du personnel de l’industrie vaudoise dénoncent la violation de la CCT MEM, c’est-à-dire la convention collective de travail dans l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux ; la violation du Code des obligations ; la violation de la procédure de conciliation interdisant les mesures de coercition durant des négociations ; la politique globale de désinformation et mise sous pression du personnel par la direction. Les négociations sont dès lors rompues et UNIA a demandé la dénonciation du partenariat social avec Swissmem, tant que ces licenciements ne sont pas annulés.

Le conseil communal de Renens demande à l’entreprise TESA / Hexagon Metrology de réintégrer les deux délégué-e-s syndicaux/ales récemment licencié-e-s et de cesser les pressions et la désinformation qui s’opèrent actuellement au sein de l’entreprise. Elle appelle à la reprise des négociations dans une ambiance saine.

Le conseil communal de Renens demande à la municipalité de la commune d’entrer en discussion avec les responsables suisses de TESA et la direction internationale du groupe suédois Hexagon Metrology, en vue de soutenir les revendications décrites précédemment et d’encourager le retour au dialogue.

 La résolution sera envoyée à la direction de l’entreprise TESA à Renens et au siège du groupe Hexagon Metrology en Grande-Bretagne.