Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Question – Information des citoyens concernant les élections communales 2016

Patricia Zurcher Maquignaz, Présidente PSR

En ouvrant le journal dernièrement, je suis tombée sur une annonce qui a retenu toute mon attention. Elle provenait de la Municipalité d’Yverdon qui annonçait qu’elle proposerait tout prochainement une séance d’information à destination de sa population sur le thème des élections communales 2016.

L’ordre du jour annoncé pour cette séance était le suivant :

– Accueil du Syndic, de la Municipalité et de la Présidente du bureau du CC

– Rôle des Conseils législatif et exécutif

– Informations générales sur les élections 2016 (modes et calendrier des scrutins). Qui a le droit de vote et comment voter?

– Témoignage de la Commission consultative Suisses Immigrés

– Les partis politiques se présentent

Devant la pertinence de cette démarche, je n’ai pas résisté à l’envie de vous poser la question ce soir :

– La Municipalité de Renens a-t-elle prévu une démarche similaire à Renens en début d’année prochaine pour bien informer sa population ?

– Si non, savez-vous si la CISE ou une autre association a prévu de le faire ?

– Et si non, serait-il envisageable que la Municipalité de Renens organise une telle séance pour janvier ou tout début février 2016 ?

Interpellation – « L’état des routes de l’avenue de la Poste »

Victoria Ravaioli-Thibaud, 10 septembre 2015

Je viens de la part des habitants de mon quartier. Plus précisément de l’avenue de la Poste où se trouve 3 gros immeubles avec 107 appartements régient par la gérance Crot & Cie SA. Ces habitants ont remarqué une dégradation conséquente des chemins de passage qui sont privés. En effet, ces mêmes chemins sont les accès, 3 en tout, par voiture aux places de parc qui sont certainement la cause de la dégradation des routes.

Un chemin carrossable d’accès à un immeuble locatif en très mauvais état représente un danger pour les locataires, leurs invités ou toute personne devant accéder au bâtiment ou à ses environs. En effet, des nids de poule importants et profonds peuvent provoquer la chute de personnes se déplaçant à pied ou en deux roues par exemple ou encore les personnes à mobilité réduite (chaise roulante ou déambulateur). En cas d’intempéries, feuilles mortes notamment, gel ou en présence de neige, le danger peut être encore accru dès lors que les obstacles ne seraient pas visibles. De plus, le peu d’éclairage qu’il y a, est très faible et ne permet pas de voir ces obstacles de nuit et rend aussi peu sécurisant l’accès aux immeubles.

Bref, les habitants se sont évidemment tournés vers la gérance qui ne fait rien. Ils m’ont demandé donc de faire leur porte-parole et de vous demander officiellement si la Municipalité peut défendre leurs intérêts, malgré que ce soit sur du terrain privé, afin d’obliger les propriétaires de ces bâtiments de faire le nécessaire au plus vite.

En effet, la loi vaudoise sur les communes prévoit dans les attributions de la Municipalité à son art 43, alinéa 1, chiffre 1, des compétences de police qui portent notamment sur la sécurité des personnes, à savoir leur protection (lettre a) ainsi que la police de la circulation (lettre d).

Les demandes sont :

  • Est-il possible de mettre en état les chemins/routes des accès aux bâtiments de l’avenue de la Poste 19, 19B, 19C, 21B et 23B ?
  • De réparer la grille à l’entrée de l’avenue de la Poste qui est trop ouverte et donc dangereuse ?
  • De remplacer les ampoules des lampadaires du quartier par des ampoules qui éclairent mieux ?

(A ce titre, la Municipalité ne saurait donc se retrancher derrière le statut privé d’un chemin pour ne pas intervenir si des habitants et usagers fréquents dudit chemin estiment qu’ils sont manifestement exposés à des risques du fait de la négligence prolongée de la part du propriétaire par rapport à son devoir d’entretien)

 

Interpellation – « Augmentation inquiétante des incivilités et du vandalisme à Renens »

Richard Neal, 21 mai 2015

Voici quelques exemples d’incivilité et de vandalisme qui se sont passés ces dernières semaines à Renens :

– Incendie du parking vélos devant la pharmacie de Florissant

– Effraction avec vol d’ordinateurs au collège de Verdeaux

– Effraction avec vol et dégradation par 2 fois en une semaine au Temple réformé

– Vitres du centre paroissial et du bâtiment de la place du marché cassées à coup de cailloux

– Effraction et vol au C.R.A.

La nature de ces actes de vandalisme est devenue banale. On s’attaque aux écoles et aux églises, donc aux institutions socio-culturelles de la Commune. Chose qui, il y a encore quelques années étaient inimaginables. Si des groupes se permettent de s’attaquer aux centres de formation et aux lieux de cultes des différentes croyances présentes dans la Commune, il y a un risque d’escalade de la violence entre ces groupes de croyants, les uns contre les autres et ensemble contre les instigateurs de ces faits.

Suite à ces constatations, un nombre de questions doivent être posées:

– Est-ce que ces actes sont commis par une bande organisée ou par des groupuscules séparés ?

– Est-ce que les autres communes du district sont aussi touchées par cette montée ?

– Quelles sont les mesures préventives et répressives qui peuvent être mis en place pour lutter contre ces actes ?

– Ne faudrait-il pas mettre en place une synergie entre la PolOuest, les animateurs jeunesse, les écoles et les autres institutions concernées par la problématique ?

– Quels moyens la Municipalité peut-elle mettre en oeuvre pour soutenir les parents dans l’éducation de leurs enfants à ce sujet?

– Ne pourrait-on pas accorder un espace dans le Journal Carrefour Info, pour la sensibilisation de la population concernant le respect des autres et les devoirs et obligations de chacun ?

Postulat – « Pour un Ouest lausannois fort et démocratique »

Patricia Zurcher, 30 avril 2015

S’il y a un siècle, l’Ouest lausannois était une zone maraichère peu urbanisée où les distances entre communes étaient grandes et les frontières communales claires, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Les zones maraichères ont laissé leur place à une urbanisation croissante, et les frontières communales ont aujourd’hui disparu. L’exemple le plus frappant de la disparition des frontières communales avec le temps est certainement celui de la place de la gare de Renens. Sur cette place, on passe aisément en quelques pas de la commune de Chavannes à celle de Renens, ou de celle d’Ecublens à celle de Crissier, et cela sans s’en rendre compte.

S’il y a un siècle, chaque commune pouvait entrevoir son développement toute seule, le rapprochement continu des frontières communales dû à l’urbanisation a obligé les communes de l’Ouest lausannois à repenser leur relation les unes aux autres. C’est ainsi que sont nées progressivement des collaborations intercommunales comme par exemple l’AIC pour l’exploitation de l’ancien collège intercommunal de la Planta à Chavannes, les SIE pour l’exploitation d’un réseau électrique commun, ou l’entente intercommunale Mèbre et Sorge pour la gestion des collecteurs d’eaux.

Outre devoir repenser leur relation les unes aux autres, les communes de l’Ouest lausannois ont dû apprendre à développer des solutions collectives pour chercher à résoudre les problèmes communs toujours plus nombreux. Il en va par exemple du trafic routier, du réseau des transports publics, de l’implantation des surfaces commerciales, de l’aménagement du territoire, des heures d’ouvertures des commerces, ou de la relation aux hautes écoles. La construction du TSOL, ou métro M1, le moratoire sur l’implantation des centres commerciaux, et la création du SDOL en témoignent.

L’évolution du doit cantonal et la création d’un nouveau District de l’Ouest lausannois au 01.01.2008 ont ensuite accéléré le développement de projets en commun. Par exemple, sous l’impulsion de la Loi sur l’accueil de jours des enfants (LAJE), des réseaux d’accueil de jour intercommunaux ont été créés. Les corps de pompiers communaux ont aussi laissé progressivement leur place à des corps intercommunaux, les polices municipales se sont transformés en une police intercommunale, et l’action sociale a été régionalisée. Les transformations de la gare de Renens dans le projet Léman 2020 et la construction de la halte CFF Prilly-Malley sont aussi le fruit d’une étroite collaboration des communes de l’Ouest lausannois avec le canton et les CFF.

Au fil des ans, des liens forts entre les communes de l’Ouest lausannois se sont ainsi développés, des intérêts convergents sont apparus, et de moins en moins de sujets sont aujourd’hui spécifiquement communaux. Et bien souvent, les quelques projets qui demeurent communaux font l’objet d’une appréciation à l’échelon intercommunal.

De nombreuses structures intercommunales sont donc aujourd’hui en place, mais ce mécanisme de collaboration atteint aujourd’hui ses limites et demande à être repensé. Il devient en effet de plus en plus difficile pour les conseillers communaux des communes de l’Ouest lausannois de bien comprendre le fonctionnement de toutes ces structures intercommunales, et de savoir comment ils peuvent avoir une réelle influence politique et pratique sur celles-ci. Pour les conseillers communaux comme pour beaucoup de citoyens, ces structures ne représentent aujourd’hui plus que des organes aux acronymes complexes dont le rôle, le fonctionnement, les coûts et les ramifications au niveau du district sont devenus opaques et, face à ce constat, les conseillers communaux sont de plus en plus désabusées.

C’est ainsi que le nombre croissant de structures, la complexité de leur organes de direction, les différences structurelles entre les organes délibérants, les problèmes de compétences légales exactes, les problèmes de représentativité – tant des communes, des partis politiques que des citoyens – et les mécanismes toujours plus complexe de fonctionnement, notamment en ce qui concerne les clés de répartition des coûts entre les communes, laissent de plus en plus apparaître une perte de contrôle démocratique de ces structures, et un éloignement de plus en plus important de celles-ci des élus communaux et des citoyens.

Il devient donc nécessaire aujourd’hui de dresser un bilan de tous ces liens et de se demander comment les améliorer et les optimiser encore à l’avenir.

Par le présent postulat, le parti socialiste demande donc à la Municipalité, en collaboration avec les autres communes de l’Ouest lausannois, de charger un institut neutre de:

  • faire un état des lieux de toutes les collaborations intercommunales;
  • et d’étudier la possibilité de simplifier et améliorer la situation actuelle, notamment en matière d’efficience administrative et politique, de services publics, de regroupements scolaires, de fiscalité, et d’optimisation de l’utilisation des ressources financières, que ce soit par une fédération de communes, une agglomération de communes, une fusion des communes de l’Ouest lausannois, ou par toute autre forme prévue par la loi.

L’étude devra faire des avantages et désavantages des différents modèles. Elle devra aussi préciser les attentes de la population envers un rapprochement intercommunal.

Interpellation – « Transport par rail de produits dangereux: agir et réagir! »

Patricia Zurcher, 30 avril 2015

Jeudi passé, par un pur concours de circonstances, l’Office fédéral des transports (OFT) a publié deux rapports sur les risques du transports de produits dangereux pour la population et l’environnement. L’OFT y souligne, entre autres, qu’il n’existe en Suisse aucun secteur où les risques pour la population seraient « non tolérables ». Merci pour cette bonne nouvelle, nous voilà soulagés et rassurés!

On apprend toutefois dans ces mêmes rapports que sur 128 kilomètres des 3263 que compte le réseau ferroviaire à voie normale, on identifie des « risques de niveau intermédiaire », et qu’en raison des convois de chlore qui les traversent régulièrement, « les secteurs de Renens et de l’ouest de la gare de Lausanne se trouvent dans la moitié supérieur de la zone intermédiaire sur l’échelle des risques. »

Nous voilà déjà nettement moins rassurés, car le cas de Lausanne, où s’était produit un grave accident le 29 juin 1994, avec écoulement de 400 litres d’épichlorhydrine, est encore bien présents dans nos esprits…

Et puis, ironie du sort, voilà que dans la nuit du 25 avril dernier, un trai de marchandises déraille à Daillens et que des substances chimiques fuitent des wagons-citernes accidentés. Acide chlorhydrique, acide sulfurique, soude caustique… Décidément, quels nectars délicats transitent sous nos fenêtres la nuit, tandis que nous dormons du sommeil du Juste! Ce convoi ne transportait pas de chlore et qu’il n’y a pas eu d’émanations de gaz toxiques. Encore heureux! Mais franchement pas rassurant du tout…

Enfin, cerise sur le gâteau, on découvre dans la presse que depuis quelques années, l’industrie chimique (Syngenta à Monthey et Lonza à Viège) ne produit plus de chlore in situ, mais préfère le faire venir de Lyon par le rail pour des raisons économiques. Et là, la crainte du pire et le soulagement d’y avoir échappé cèdent le pas à l’indignation!

Une fois encore, c’est donc pour des questions de gros sous qu’on accepte de mettre en danger la sécurité et la santé de la population, tout en la rassurant sur le fait que « le risque d’accident est quasi nul ». Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, mais faut-il pour autant que Renens l’accepte sans broncher?

Mais dans le but de pouvoir répondre à cette interrogation que je souhaiterais poser à la Municipalité les questions suivantes:

  • La Municipalité a-t-elle déjà adressé récemment ou par le passé une lettre à la Conférence des transports de Suisse occidentale pour lui dire sa préoccupation au sujet des transports par rail de matières dangereuses qui transitent par la gare de Renens?
    Et si non, compte-t-elle le faire prochainement, en tant qu’exécutif d’une ville particulièrement concernée, et pour venir en appui des autorités vaudoises et genevoises sur ce sujet?
  • La Municipalité pourrait-elle envisager de demander à la Confédération d’examiner sans trop attendre des alternatives au transport de chlore par rail, dont, par exemple, la production de cette substance directement dans les usines valaisannes, dans la mesure où celle-ci pourrait se faire sans nuire à l’environnement et aux habitants locaux?

Et comme le risque d’accident n’est visiblement pas si « quasi-nul » qu’on a voulu nous le faire croire, ces trois questions très concrètes encore:

  • Un plan d’évacuation d’urgence existe-t-il déjà pour parer au pire en cas d’accident similaire à Renens?
  • La population est-elle informée sur l’existence d’un tel plan et sur l’attitude à suivre en cas d’alerte (emplacement des abris à rejoindre pour chaque quartier, lieu de distribution de masques à gaz, etc)?
  • En cas d’accident, comment la population sera-t-elle informée?
  • Les pompiers des services de défense incendie et secours de la région sont-ils préparés à ce genre d’interventions?