Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Postulat – “Pour un Ouest lausannois fort et démocratique”

Patricia Zurcher, 30 avril 2015

S’il y a un siècle, l’Ouest lausannois était une zone maraichère peu urbanisée où les distances entre communes étaient grandes et les frontières communales claires, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Les zones maraichères ont laissé leur place à une urbanisation croissante, et les frontières communales ont aujourd’hui disparu. L’exemple le plus frappant de la disparition des frontières communales avec le temps est certainement celui de la place de la gare de Renens. Sur cette place, on passe aisément en quelques pas de la commune de Chavannes à celle de Renens, ou de celle d’Ecublens à celle de Crissier, et cela sans s’en rendre compte.

S’il y a un siècle, chaque commune pouvait entrevoir son développement toute seule, le rapprochement continu des frontières communales dû à l’urbanisation a obligé les communes de l’Ouest lausannois à repenser leur relation les unes aux autres. C’est ainsi que sont nées progressivement des collaborations intercommunales comme par exemple l’AIC pour l’exploitation de l’ancien collège intercommunal de la Planta à Chavannes, les SIE pour l’exploitation d’un réseau électrique commun, ou l’entente intercommunale Mèbre et Sorge pour la gestion des collecteurs d’eaux.

Outre devoir repenser leur relation les unes aux autres, les communes de l’Ouest lausannois ont dû apprendre à développer des solutions collectives pour chercher à résoudre les problèmes communs toujours plus nombreux. Il en va par exemple du trafic routier, du réseau des transports publics, de l’implantation des surfaces commerciales, de l’aménagement du territoire, des heures d’ouvertures des commerces, ou de la relation aux hautes écoles. La construction du TSOL, ou métro M1, le moratoire sur l’implantation des centres commerciaux, et la création du SDOL en témoignent.

L’évolution du doit cantonal et la création d’un nouveau District de l’Ouest lausannois au 01.01.2008 ont ensuite accéléré le développement de projets en commun. Par exemple, sous l’impulsion de la Loi sur l’accueil de jours des enfants (LAJE), des réseaux d’accueil de jour intercommunaux ont été créés. Les corps de pompiers communaux ont aussi laissé progressivement leur place à des corps intercommunaux, les polices municipales se sont transformés en une police intercommunale, et l’action sociale a été régionalisée. Les transformations de la gare de Renens dans le projet Léman 2020 et la construction de la halte CFF Prilly-Malley sont aussi le fruit d’une étroite collaboration des communes de l’Ouest lausannois avec le canton et les CFF.

Au fil des ans, des liens forts entre les communes de l’Ouest lausannois se sont ainsi développés, des intérêts convergents sont apparus, et de moins en moins de sujets sont aujourd’hui spécifiquement communaux. Et bien souvent, les quelques projets qui demeurent communaux font l’objet d’une appréciation à l’échelon intercommunal.

De nombreuses structures intercommunales sont donc aujourd’hui en place, mais ce mécanisme de collaboration atteint aujourd’hui ses limites et demande à être repensé. Il devient en effet de plus en plus difficile pour les conseillers communaux des communes de l’Ouest lausannois de bien comprendre le fonctionnement de toutes ces structures intercommunales, et de savoir comment ils peuvent avoir une réelle influence politique et pratique sur celles-ci. Pour les conseillers communaux comme pour beaucoup de citoyens, ces structures ne représentent aujourd’hui plus que des organes aux acronymes complexes dont le rôle, le fonctionnement, les coûts et les ramifications au niveau du district sont devenus opaques et, face à ce constat, les conseillers communaux sont de plus en plus désabusées.

C’est ainsi que le nombre croissant de structures, la complexité de leur organes de direction, les différences structurelles entre les organes délibérants, les problèmes de compétences légales exactes, les problèmes de représentativité – tant des communes, des partis politiques que des citoyens – et les mécanismes toujours plus complexe de fonctionnement, notamment en ce qui concerne les clés de répartition des coûts entre les communes, laissent de plus en plus apparaître une perte de contrôle démocratique de ces structures, et un éloignement de plus en plus important de celles-ci des élus communaux et des citoyens.

Il devient donc nécessaire aujourd’hui de dresser un bilan de tous ces liens et de se demander comment les améliorer et les optimiser encore à l’avenir.

Par le présent postulat, le parti socialiste demande donc à la Municipalité, en collaboration avec les autres communes de l’Ouest lausannois, de charger un institut neutre de:

  • faire un état des lieux de toutes les collaborations intercommunales;
  • et d’étudier la possibilité de simplifier et améliorer la situation actuelle, notamment en matière d’efficience administrative et politique, de services publics, de regroupements scolaires, de fiscalité, et d’optimisation de l’utilisation des ressources financières, que ce soit par une fédération de communes, une agglomération de communes, une fusion des communes de l’Ouest lausannois, ou par toute autre forme prévue par la loi.

L’étude devra faire des avantages et désavantages des différents modèles. Elle devra aussi préciser les attentes de la population envers un rapprochement intercommunal.

Interpellation – “Transport par rail de produits dangereux: agir et réagir!”

Patricia Zurcher, 30 avril 2015

Jeudi passé, par un pur concours de circonstances, l’Office fédéral des transports (OFT) a publié deux rapports sur les risques du transports de produits dangereux pour la population et l’environnement. L’OFT y souligne, entre autres, qu’il n’existe en Suisse aucun secteur où les risques pour la population seraient “non tolérables”. Merci pour cette bonne nouvelle, nous voilà soulagés et rassurés!

On apprend toutefois dans ces mêmes rapports que sur 128 kilomètres des 3263 que compte le réseau ferroviaire à voie normale, on identifie des “risques de niveau intermédiaire”, et qu’en raison des convois de chlore qui les traversent régulièrement, “les secteurs de Renens et de l’ouest de la gare de Lausanne se trouvent dans la moitié supérieur de la zone intermédiaire sur l’échelle des risques.”

Nous voilà déjà nettement moins rassurés, car le cas de Lausanne, où s’était produit un grave accident le 29 juin 1994, avec écoulement de 400 litres d’épichlorhydrine, est encore bien présents dans nos esprits…

Et puis, ironie du sort, voilà que dans la nuit du 25 avril dernier, un trai de marchandises déraille à Daillens et que des substances chimiques fuitent des wagons-citernes accidentés. Acide chlorhydrique, acide sulfurique, soude caustique… Décidément, quels nectars délicats transitent sous nos fenêtres la nuit, tandis que nous dormons du sommeil du Juste! Ce convoi ne transportait pas de chlore et qu’il n’y a pas eu d’émanations de gaz toxiques. Encore heureux! Mais franchement pas rassurant du tout…

Enfin, cerise sur le gâteau, on découvre dans la presse que depuis quelques années, l’industrie chimique (Syngenta à Monthey et Lonza à Viège) ne produit plus de chlore in situ, mais préfère le faire venir de Lyon par le rail pour des raisons économiques. Et là, la crainte du pire et le soulagement d’y avoir échappé cèdent le pas à l’indignation!

Une fois encore, c’est donc pour des questions de gros sous qu’on accepte de mettre en danger la sécurité et la santé de la population, tout en la rassurant sur le fait que “le risque d’accident est quasi nul”. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, mais faut-il pour autant que Renens l’accepte sans broncher?

Mais dans le but de pouvoir répondre à cette interrogation que je souhaiterais poser à la Municipalité les questions suivantes:

  • La Municipalité a-t-elle déjà adressé récemment ou par le passé une lettre à la Conférence des transports de Suisse occidentale pour lui dire sa préoccupation au sujet des transports par rail de matières dangereuses qui transitent par la gare de Renens?
    Et si non, compte-t-elle le faire prochainement, en tant qu’exécutif d’une ville particulièrement concernée, et pour venir en appui des autorités vaudoises et genevoises sur ce sujet?
  • La Municipalité pourrait-elle envisager de demander à la Confédération d’examiner sans trop attendre des alternatives au transport de chlore par rail, dont, par exemple, la production de cette substance directement dans les usines valaisannes, dans la mesure où celle-ci pourrait se faire sans nuire à l’environnement et aux habitants locaux?

Et comme le risque d’accident n’est visiblement pas si “quasi-nul” qu’on a voulu nous le faire croire, ces trois questions très concrètes encore:

  • Un plan d’évacuation d’urgence existe-t-il déjà pour parer au pire en cas d’accident similaire à Renens?
  • La population est-elle informée sur l’existence d’un tel plan et sur l’attitude à suivre en cas d’alerte (emplacement des abris à rejoindre pour chaque quartier, lieu de distribution de masques à gaz, etc)?
  • En cas d’accident, comment la population sera-t-elle informée?
  • Les pompiers des services de défense incendie et secours de la région sont-ils préparés à ce genre d’interventions?

 

Question simple – “Question relative aux abris de la PC du Collège du Léman”

M. Richard Neal, 30 avril 2015

J’ai juste une question par rapport à quelque chose que j’ai entendu il y a quelque temps. En effet, au mois de février, quand j’ai organisé le forum des arts martiaux, nous avions loué les abris de la protection civile, qui sont sous les salles de gym du Collège du Léman, pour loger les gens et faire la cuisine pour les participants. Et en discutant avec la personne de la protection civile, j’ai appris que ces locaux allaient être mis à l’abandon, par difficulté d’entretien (par vétusté du matériel de ventilation entre autre) et j’aimerais savoir:

– Si la Commune a prévu quelque chose pour les reprendre aux mains de la Commune et non de l’abri PC?

– Quelles seraient les possibilités de rénovation le cas échéant?

Je sais qu’aussi bien nous-même, en tant qu’équipe de sport, que le club de football de Renens et je pense d’autres, le basket notamment, utilisaient régulièrement ces abris pour loger les équipes visiteuses à prix bon marché et ce serait dommage de ne plus pouvoir utiliser ces locaux.

Motion – “Pour une crèche-garderie à la Croisée”

Victoria Ravaioli-Thibaud, 12 mars 2015

Suite à de nombreuses interventions au Conseil ces dernières années, avec toujours les mêmes réponses : manque de moyens, d’endroits, d’autres projets en cours, je me permets de vous resoumettre l’ouverture d’une crèche-garderie à Renens.

A ce jour, le projet d’agrandissement de la garderie de Florissant a pris pas mal de retard et ne serait prête que pour 2019, sans parler de celle éventuellement prévue à Malley qui ne verrait le jour qu’en 2025. Ce serait bien de pouvoir palier à ce manque pour les enfants de Renens avant qu’ils ne soient adultes et aient des enfants à leur tour.

Je pense aussi que le moment est opportun quand des locaux ne sont pas encore loués dans des bâtiments en construction de la Croisée. Voilà, un projet qui pourrait voir le jour rapidement à des frais raisonnables et qui pourrait palier à un manque certain pour notre jeune population. Je reviens donc avec une demande précise, celle d’ouvrir une crèche-garderie dans les locaux de la nouvelle construction de la Croisée.

 

Résolution – “Prise de position du Conseil communal de Renens et condamnation des massacres perpétrés en Syrie et en Irak sur des minorités Chrétiennes, Kurdes, Alévis et Yazidis, notamment dans les provinces de Kobanaè et Rojava”

Ali Korkmaz, 13 novembre 2014

Nous, élu(e)s communaux, représentant le Conseil Communal de Renens/VD, condamnons les Allah sur des civiles, des femmes et des enfants dont le seul « crime » est de ne pas reconnaître le prétendu « Khalifat de l’Etat islamique » en Irak et au Levant (EI).

Nous condamnons les actes d’horreur et de barbarie qui, à la suite d’une irresponsable guerre de pillage et de partition, plongent l’Irak et la Syrie dans la guerre et le chaos. Saisis d’effroi devant les exactions commises à la frontière de la Turquie, nous attendons du gouvernement Turque qu’il ouvre son territoire aux flots incessants de réfugiés, toutes ethnies et appartenances religieuses confondues fuyant la guerre et les massacres.

Nous, membres du Conseil communal de Renens, réclamons des Autorités de la Confédération qu’elles adressent aux Autorités d’Ankara pour leur demander de protéger l’exode des minorités persécutées, d’aider à l’instauration de couloirs humanitaires, de faciliter le travail des organisations d’entre-aide (Croix-Rouge, Croissant-Rouge, etc.) et de tout mettre en oeuvre pour fermer leurs frontières aux passage des Djihadistes et trafics illégaux d’armes et d’hydrocarbures organisés aux profits des terroristes de l’Etat islamiste en Irak et au Levant (EI) et des groupes Al-Nostra rattachés à Al-Qaïda.

De plus, nous demandons à nos Autorités d’envisager de reconnaître l’autonomie des Provinces de Kobanê et de la région de Rojava dont la population résistent à l’agression des bandes armées de l’EI.

En espérant que le Conseil fédéral mettra tout en oeuvre pour qu’aucune arme, aucune munition de fabrication suisse ne parvienne jusque dans les mains criminelles des assassins de l’Etat islamique, nous adressons ce courrier à la Chancellerie de la Confédération à l’attention des Chambres fédérales et du Conseil fédéral.

Pendant que certains d’entre nous étudiaient dans leur université ou dans de bonnes écoles professionnelles, je faisais mes classes dans les prisons militaires en Turquie, de mon pays d’origine, l’Anatolie autrement dit l’Asie mineur depuis le Bosphore jusqu’à la Mésopotamie. Aujourd’hui ouvrier, de formation de mécanicien de production et de poly-mécanicien, binational, syndicaliste et élu au Conseil communal, je vous demande d’apporter votre soutien à cette résolution.