Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Postulat – « Agir en faveur du logement existant et des liens entre générations »

Gian-Luca Ferrini, 2 octobre 2014

Renens veut développer l’offre de logements abordables sur son territoire et la ville accueille de nombreux étudiants qui sont régulièrement à la recherche de ce type de logement. Aujourd’hui, beaucoup de nos aînées et aînés sont peut-être isolés et pourraient avoir une chambre à proposer à ces étudiants. L’objectif de ce postulat est d’inviter la Municipalité de Renens à organiser une action en faveur du logement existant et des liens entre générations en lien ces deux éléments entre eux. Il serait ainsi possible de répondre à une partie des besoins sans avoir recours à une densification de l’habitat construit. Pour procéder, nous suggérons d’identifier ceux de nos aîné-es qui seraient disposés à offrir une chambre à un prix abordable à un étudiant ou une étudiante en mettant par exemple un encart dans le “carrefour info Renens”. Une fois le potentiel de chambres disponibles mesuré, l’office du logement pourra effectuer le lien entre les étudiants et nos ainés en établissant à leur intention une charte. Celle-ci engagerait par exemple l’étudiant à apporter une aide quotidienne et une présence auprès de l’aîné-e en échange d’un prix de location plus bas que celui du marché.

Interpellation – “Interpellation relative la gestion des déchets”

Gian-Luca Ferrini, 4 septembre 2014

J’ai reçu, pas plus tard qu’hier, un courrier de la gérance François Guédon concernant la gestion des déchets ménagers.

Il ne s’agit pas d’une gérance quelconque étant donné que la commune de Renens fait également partie des locataires de ladite gérance avec les locaux du jardin d’enfants les lapins bleus.

Le courrier mentionne que les services de la ville de Renens auraient récemment effectué des contrôles, et auraient constaté que certains locataires n’utiliseraient pas les sacs blancs taxés. Ce fait n’est pas étonnant et ne constitue pas une surprise.

Ce qui est étonnant, c’est que le courrier suggère que les autorités de la ville aillent communiqué à la gérance le résultat de ces contrôles. J’ai de la peine à imaginer que nos autorités aillent volontairement divulgé aux gérances une information pouvant prétériter le rapport de confiance entre un bailleur et des locataires sans en informer au préalable les locataires eux-mêmes.

Le courrier annonce également que la commune de Renens va facturer les frais d’enlèvement des ordures non conformes et que ces frais seront répartis sur l’ensemble des locataires.

Sur ce point je suis également surpris. L’introduction du système de taxes actuellement en place repose sur le principe du pollueur-payeur. En agissant de la sorte, les locataires entrant dans la catégorie des non pollueurs se verraient facturer une dépollution, ce qui va à l’encontre de l’esprit de la loi. De plus elle engendrerait une dépense non prévue à des ménages modestes qui respectent le nouveau système!!!

Mes questions à la Municipalité sont les suivantes:

La ville de Renens est-elle réellement entrain d’effectuer des contrôles des ordures ménagères?
La ville de Renens va-t-elle réellement facturer aux gérances les frais d’enlèvement des déchets non conformes?
Comment la Municipalité va-t-elle réagir lorsque la gérance en question lui facturera (comme à tous ses autres locataires) sa part de répartition des frais pour l’enlevement des déchets non conformes facturés par la ville de Renens elle-même?
Sachant que la facturation des frais d’enlèvement des ordures non conformes vont engendrer des dépenses non prévues à des ménages modestes qui respectent la loi, la Municipalité va-t-elle mettre en place une aide financière?

Interpellation – “De l’activité physique, du sport, toute l’année.”

Richard Neal, 19 juin 2014

Depuis plusieurs années maintenant, la Commune met à la disposition des sociétés locales les salles de gymnastique et de rythmique. L’occupation de ces salles avoisine le 100% presque tous les soirs de la semaine. Plusieurs centaines d’adeptes d’activité physique et sportive en bénéficient. L’occupation de ces salles atteste de son besoin.

Malheureusement, lors des vacances scolaires, toutes ces salles sont fermées et les sociétés locales se trouvent sans lieux d’entraînement ou de compétition. Les horaires scolaires dictent les activités.

Selon le sport, l’activité physique pratiquée, des solutions « palliatives » peuvent être trouvées : en s’entrainant sur les terrains de foot ou dans les préaux des écoles, et encore, tout cela en fonction de la météo.

Ceci pénalise les sociétés sportives, en déficit d’entrainement lors de la reprise du championnat au début septembre, alors qu’ils n’ont pas pu s’entrainer correctement durant l’été.

Certes les vacances d’été sont mises à profit pour des travaux d’entretien et travaux et de nettoyage : ce qui est pertinent et nécessaire. Ceux-ci se font cependant, essentiellement durant les 2 premières semaines de vacances de juillet. Il me parait regrettable qu’à l’heure ou la Commune de Renens consent à d’importants efforts pour promouvoir l’activité physique auprès de l’entier de la population, juniors et seniors confondus ; les adaptes « naturels », « spontanés » d’une activité physique et sportives soient « empêchés », freinés dans leurs activités habituelles. Pouvoir poursuivre des activités physiques, sportives, associatives hors des périodes scolaires participe aussi à la qualité de la vie d’une commune qui veut faire « ville », et contribue à améliorer ses prestations.

D’autre part, compte tenu des investissements conséquents réalisés par la Ville pour améliorer ses infrastructures scolaires, y compris les salles de gymnastique, Collège de Florissant, du Léman et du Censuy, il me paraît essentiel d’exploiter au maximum ces infrastructures, de les rentabiliser, et d’en faire bénéficier un maximum de personnes au travers des associations et des clubs. Il est utile de rappeler que la majorité des membres de ces clubs habitent la Ville de Renens et participent au financement de ces structures.

Certes, la mise à disposition pour de plus longues périodes, des salles de gymnastique et de rythmique, peut générer des coûts (planification des travaux d’entretien – entretiens plus « intensifs » – besoins accrus en conciergerie). Le ratio coût/bénéfice de cette opération pour la population en général, en terme de santé et de plaisir me paraît, cependant largement profitable. Je demande donc :

– Que les sociétés locales puissent disposer des salles d’entraînement durant le mois d’août, les vacances d’octobre, les relâches de février ainsi que lors des ponts fériés de l’Ascension, de Pentecôte et du Jeûne Fédéral.

– Que toute nouvelle construction scolaire ou toute rénovation conséquente intègre et favorise, dès le concours d’architecture, une exploitation mixte – scolaire et par les sociétés locales – des salles de gymnastique, ainsi que de quelques salles pour les associations.

Résolution – “Pour garder un magasin de proximité ouverte: La Coop de Florissant”

Oumar Niang, 19 juin 2014

Pris par l’urgence de la fermeture de la Coop qui a été confirmée pour août 2014, plus précisément le 26. Au vu des 1335 signatures récoltées, surtout pour les personnes âgées et/ou à mobilité réduite, nous nous voyons contraints de devoir déposer cette résolution : Les groupes fourmi rouge, les verts et les socialistes proposent d’adopter la résolution suivante:

« Le Conseil communal de Renens dans sa séance du jeudi 19 juin 2014 a pris connaissance de la pétition qui lui a été adressée au sujet de la fermeture du magasin de quartier Coop situé dans le quartier de Florissant. Conscient des préoccupations exprimées par les pétitionnaires, demande à la Municipalité de Renens d’intervenir auprès de la société Coop dans les plus brefs délais pour garder ouvert son magasin de quartier ».

En tant qu’habitant du quartier, j’aimerais partager ici l’inquiétude et la non-compréhension des habitants du quartier. Ils donnent l’exemple de la Migros de Florissant qui est maintenue, malgré la Migros du Centre Malley Lumières. Monsieur Murgia, Directeur de la région Suisse romande de la Coop, dans une réponse aux pétitionnaires qui est affichée sur un tableau de la Coop de Florissant au vu et au su de tout-le-monde, écrit et je cite “Compte tenu du développement des quartiers environnants, de la densification de la population, des demandes de plus en plus grandes de la clientèle […], Coop devait trouver une solution plus adaptée.”. Pas une seule fois, il a fait fit des désagréments que cela pourrait amener, particulièrement pour les personnes à mobilité entamée. Au lieu de prendre en compte la dimension humaine, je vous rappelle que ce magasin est à cheval entre deux communes Prilly et Renens, la seule dimension mercantile importe à M. Murgia et à la Coop. Pour terminer, j’aimerais saluer ici le dévouement et l’engagement des porteurs de la pétition, particulièrement Mesdames Conchita Neet-Sarqueda et Verena Berseth, qui n’ont ménagé aucun effort pour que ces personnes puissent se faire entendre.

 

Interpellation – “Intepellation relative au placement à des fins d’assistance (PLAFA)”

Michele Scala, 8 mai 2014

Un placement forcé d’une personne âgée, une nonagénaire pour être précis, dans le district de Morges s’est déroulé récemment dans un EMS (établissement Médico-social).

Cette situation, relatée par la presse, a généré beaucoup de bruits et a suscité de vives discussions, accompagnées d’amertume et de révolte, parmi les personnes âgées de l’AVIVO de Renens.

La procédure mise en oeuvre dans la situation évoquée semble avoir été précipitée, dénuée de concertation, voire extrême. Certaines conséquences, telles que l’élimination, immédiate et irréversible de certains biens, à haute valeur émotionnelle, sont irréparables.

Le placement à des fins d’assistance (PLAFA) est par « définition une atteinte ou une attaque aux droits fondamentaux de la personne » a dernièrement rappelé le médecin cantonal vaudois.

Si une procédure respectueuse de la dignité de la personne est indispensable, il est essentiel d’informer la population sur ses droits, avant même que celle-ci prenne de l’âge et devienne « fragile », ceci tout particulièrement pour les personnes au bénéfice d’un réseau familial et/ou social restreint.

Deux mesures notamment renforcent la protection de l’adulte et de l’enfant

LE MANDAT POUR CAUSE D’INAPTITUDE, qui permet à une personne ayant l’exercice des droits civils (majeur et capable de discernement) de charger une personne physique ou morale de lui fournir une assistance personnelle, (de gérer son patrimoine ou de la représenter dans les rapports juridiques avec des tiers au cas où elle deviendrait incapable de discernement).

LES DIRECTIVES ANTICIPÉES qui permettent à une personne capable de discernement, d’une part, de déterminer les traitements médicaux auxquels elle entend consentir ou non dans le cas où elle deviendrait incapable de discernement et, d’autre part, de désigner une personne physique, (un REPRÉSENTANT THÉRAPEUTIQUE) qui aura la compétence de consentir en son nom à un traitement médical, également dans le cas où elle deviendrait incapable de discernement.

Mes questions sont les suivantes :

– Des mesures aptes à empêcher de telles erreurs de procédures existent elles dans le district de l’ouest et à Renens en particulier?
– Quelles mesures sont simultanément entreprises pour renforcer la protection de l’adulte et de l’enfant ?
– L’encouragement de la personne à disposer d’elle-même (art 360 à 373 CC) est-elle promulguée et diffusée concrètement par les offices de Justice de Paix, par l’administration communale et les services sociaux, par exemple, par le biais de Séances d’information et de promotion des mesures permettant à la personne de disposer d’elle-même?