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La gauche s’affiche soudée et mise sur la continuité

Article du 24h du samedi 18 décembre suite à la conférence de presse de la veille.

Les cinq municipaux sortants seront candidats en 2011 sur une liste rose-rouge-verte. Une dissidence émerge

A Renens, la gauche fait sienne la maxime «On ne change pas une équipe qui gagne». Les cinq municipaux sortants se représentent, c’est-à-dire la syndique Marianne Huguenin et Jean-Pierre Rouyet pour Fourmi rouge (POP et indépendants), les socialistes Myriam Romano et Jean-François Clément ainsi que la Verte Tinetta Maystre. Mieux: pour la première fois, les trois partis feront front commun sur une liste unique dès le premier tour des élections municipales de mars 2011. En conférence de presse hier, tous ont loué la «bonne entente» régnant à l’exécutif pour justifier cette stratégie.

Une camaraderie pourtant mise à mal l’an dernier, quand le PS avait brigué – sans succès – un siège appartenant au groupe Fourmi rouge, lors d’une élection complémentaire. Les socialistes essayaient alors de récupérer le troisième siège qu’ils avaient perdu en 2006. «Cette fois, nous préférons ne pas prendre le risque de casser l’équipe en place», note la cheffe de groupe PS, Victoria Ravaioli-Thibaud.

Les membres de l’alliance rose-rouge-verte s’appuient avant tout sur leur bilan pour séduire les Renanais. «En cinq ans, nous avons investi 75 millions dans des projets nécessaires et ambitieux, sans que cela ne malmène nos finances», argue Jean-François Clément. Rénovations de collèges, augmentation des places d’accueil pré- et parascolaire et développement de zones 30 km/h sont notamment mis en exergue. Avec, surtout, le réaménagement de place de la Gare, plébiscité en 2008 lors d’une votation.

Nouvelle formation

Ce dossier a d’ailleurs provoqué une scission à gauche. Avec un ex-Vert et un ex-Arc-en-Ciel (formation d’indépendants), Ali Hemma Devries a quitté Fourmi rouge pour créer Zone Libre, qui réunit aujourd’hui une dizaine de personnes sous son étendard. «Nous avons le cœur à gauche, mais nous nous distançons de la ligne de la Municipalité sur plusieurs objets», relève-t-il. Cette nouvelle formation milite notamment pour la culture et une densification urbaine «à visage humain», qui donne plus de place aux espaces verts. Zone Libre présentera une liste au Conseil communal et, a priori, deux candidats à l’exécutif. Reste à savoir si cette dissidence est en mesure de menacer la suprématie rose-rouge-verte, attaquée aussi par la droite (lire ci-contre) .
Vincent Maendly