Vocabulaire

Interpellation Demande une explication à la municipalité concernant l’administration
Postulat Incite la municipalité à étudier l’opportunité de prendre une mesure ou de faire une proposition dans un domaine particulier et de dresser un rapport
Motion Intervention visant à faire prendre une décision par le Conseil
Question simple Poser une question directe à la Municipalité lors d’une séance
Résolution Prise de position formelle du Conseil

Nos interventions

Question – « Intervention relative à l’Association de quartier du Centre »

Patricia Zurcher Maquignaz, présidente du PSR

Au mois de juillet 2015, l’Association de quartier du Centre a créé un groupe de travail de neuf membres qui s’est réuni pour faire une nouvelle analyse des points problématiques qui subsistent au Centre-Ville. Le groupe de travail a ensuite adressé un rapport à la Municipalité, toujours début juillet 2015, afin de lui signaler plusieurs de ces points problématiques. Il y était question d’une zone de rencontre dangereuse pour les piétons, de nuisance sonore nocturne, de non-respect du règlement de Police par certains tenanciers d’établissements, de stationnement sauvages et de nettoyages/éclairages de certaines rues du Centre, toute chose capable de péjorer assez sérieusement la qualité de vie des habitants du Centre.

Or, depuis, cet envoi n’a débouché, à ma connaissance, que sur une seule et unique mesure: le nettoyage désormais régulier d’une ruelle effectivement oubliée jusqu’alors des balayeurs. Mais à part cela, aucune réponse de la Municipalité, ni des services concernés et cela malgré une relance faite il y a un mois ou deux par mon intermédiaire.

Que devons-nous en conclure? Qu’il n’existe ni réponses ni solutions à nos questions? Ou que ce rapport qui est le travail de simples citoyens et habitants du Centre n’a aucune valeur et ne nécessite donc pas de réaction officielle de la part des autorités.

J’en doute et préfère penser que ce silence est dû à une surcharge de travail de la Municipalité et des services concernés.

Il n’en reste pas moins qu’un simple accusé de réception, dans un premier temps, eut été mieux perçu par le groupe de travail mentionné que ce silence difficile à interpréter et qu’une première réponse, même incomplète et même rédigée après plusieurs mois qui ferait le point sur ce qui serait envisageable ou pas pour remédier aux problèmes signalés aurait montré que les autorités sont véritablement à l’écoute des habitants et à leur service aussi pour améliorer la qualité de vie dans leur Ville.

J’ose espérer que cette réponse, quelle qu’elle soit, est en préparation et qu’elle ne tardera pas à nous parvenir et j’en remercie d’ores et déjà les personnes qui se donneront la peine de la rédiger.

Interpellation – « La ville de Renens vend-elle les données personnelles de ses habitants? »

Patricia Zurcher-Maquignaz, conseillère communale et présidente du PSR

Si vous avez suivi récemment l’émission de la RTS « On en parle », vous savez désormais comme moi, que plus de 57% des communes du Canton de Vaud transmettent leurs données, parfois confidentielles à la fondation de marketing direct, le Bureau Vaudois d’Adresses (BVA), ce qui représente les données d’environ 70% des habitants du Canton. Parmi ces données figurent nom, prénom, adresse, état civil, date de naissance et parfois le numéro AVS voire la profession, alors que la loi l’interdit. Or pour celles et ceux d’entre vous qui ignorent encore à quoi le BVA occupe ses journées, voici la réponse à leur question :

« Le BVA réalise des envois publicitaires pour le compte d’entreprises qui font appel à ses services afin de cibler des publics bien précis en fonction de leur stratégie commerciale. »

Le problème c’est que la plupart des vaudois ne sont pas au courant de cette pratique, ni du fait d’ailleurs qu’ils peuvent s’y opposer. Or toujours selon l’émission « On en parle », sur les 131 communes qui transmettent des données au BVA, la moitié n’avertit pas leurs citoyens de leur manière de faire et ne leur explique pas non plus qu’ils ont le droit d’exiger que leurs informations ne soient pas communiquées. Et ceci bien qu’une directive de 2007 leur demande clairement d’en avertir tous les nouveaux arrivants. Enfin, cerise sur le gâteau, alors que ces données coûtent souvent cher aux sociétés qui cherchent à les obtenir, celles-ci sont livrées gratuitement ou presque par la plupart des communes. Seules 17 des municipalités interrogées ont déclaré demander des émoluments. Les autres se font récompenser en nature par le BVA, qui tire au sort et offre des paniers garnis à des employés qu’ils jugent méritants. Dès lors, mes questions à la Municipalité sont les suivantes :

  • Est-il vrai, comme l’affirme la RTS sur son site internet, que la commune de Renens fourni au BVA des données sur ses habitants ? o Si oui, ces données sont-elles vendues au BVA ?
  •  Si ces données sont vendues, quel montant la commune perçoit-elle en échange et à quel compte se montant est-il attribué ?
  •  Si le transfert de ces données est un don sans contrepartie financière, le service de la population et/ou certains employés de la ville de Renens reçoivent-ils des cadeaux en nature du BVA ?
  •  Quelles sont exactement les informations personnelles transmises au BVA par le service de la population de Renens ? Âge, sexe, confession, numéro AVS, profession ou autre chose encore ?
  • La commune de Renens informe-t-elle les nouveaux citoyens du transfert de leurs données personnelles au BVA et les informe-t-elle sur la possibilité légale qu’ils ont d’interdire un tel transfert ?

Etant donné les délais très courts dans lesquels j’ai déposé cette interpellation, je n’attends bien évidemment pas de réponse immédiate à cette série de questions, mais serait ravie d’obtenir une réponse écrite d’ici au prochain Conseil.

Motion – Renens « Commune Santé »

Victoria Ravaioli-Thibaud, conseillère communale

Le Label «Commune en santé» accessible aux communes vaudoises développé par Promotion Santé Valais et disponible depuis novembre 2015 dans le Canton de Vaud. Il permet aux communes d’inventorier toutes les mesures de promotion de la santé existant sur le territoire et de se faire conseiller par des professionnels pour agir davantage en faveur de la santé des habitants.

Simple et gratuit, ce label cherche à valoriser les mesures de prévention et de promotion de la santé soutenues ou mises en œuvre par la commune.

Le fait d’acquérir ce genre de label permet à la Ville d’améliorer son image, ses connaissances en promotion de la santé, de mettre sur pied d’un bilan des mesures existantes, identifie les besoins et consolide les contacts avec les organismes régionaux de prévention et promotion santé.

Les communes labellisées profitent également de bénéfices indirects que sont les nombreux avantages découlant de toute démarche de promotion de la santé, comme l’amélioration de la qualité de vie des citoyen-ne-s, l’intégration, la cohésion sociale et éventuellement le repeuplement des clubs de sport et des associations locales.

Les communes sont le plus souvent déjà actives en promotion de la santé, sans le savoir.

La labellisation leur permet de se rendre compte de leur implication dans la promotion de la santé, et de se faire accompagner pour agir davantage si besoin.

Je demande donc, au nom du parti socialiste, à la Municipalité de tout mettre en œuvre pour obtenir ce label de « commune en santé », qui est, rappelons-le, gratuit, afin de promouvoir la santé des Renanais et ainsi montrer une image saine de notre chère commune.

Vous pourrez vous référer à ce qui se fait déjà sur le site www.labelcommunesante.ch.

Interpellation – Chemin de Corbettes

Ali Korkmaz, conseiller communal

La demande que je formule concerne un problème de sécurité routière. En tant qu’habitant du chemin de Corbettes, Renens Village, j’ai été sollicité à de nombreuses reprises par des habitants du quartier qui se plaignent de la mauvaise visibilité lorsqu’ils quittent le chemin de Corbettes pour s’engager en voiture dans l’Avenue du Temple. Pour ma part, je l’ai évidemment aussi souvent constaté.

Les voitures garées en amont dans la zone bleue cachent les véhicules qui descendent et on ne voit pas bien non plus à droite les voitures qui montent.

C’est pour ça que, comme le demandent les habitants du chemin de Corbettes, il conviendrait, et je m’adresse en particulier au responsable du dicastère du centre technique communal, direction « Bâtiment-Environnement », d’installer un miroir, ou même un double miroir, l’un tourné vers le haut et l’autre vers le bas, juste en face du stop du chemin de Corbettes.

Parce que comme c’est maintenant, je vous assure que c’est dangereux, chacun et chacune peut prendre sa voiture pour aller vérifier. La visibilité est vraiment mauvaise et c’est particulièrement dangereux quand on voit au dernier moment un scooter qui déboule. 41 PV de la séance du Conseil communal de Renens du 11 février 2016.

Alors, et comme je sais que la sécurité routière et la sécurité en générale nous tiennent tous à cœur, je suis sûr que la Municipalité saura étudier la question et assez rapidement trouver les moyens de faire installer un poteau avec un double miroir en face du chemin de Corbettes.

Intervention – Budget 2016

Patricia Zurcher Maquignaz, Présidente PSR

Le budget 2016 de la Ville de Renens, précis, complet et argumenté, se situe dans la continuité des budgets précédents. On perçoit clairement à sa lecture la volonté de rigueur et le souci constant de la Municipalité de contenir l’augmentation des charges partout où elle en a le pouvoir, sans pour autant diminuer la qualité des prestations et des infrastructures.

Alors que le budget 2015 proposait une augmentation du personnel communal correspondant à 5 EPT, pour 2016, l’augmentation proposée n’est que de 0,85%.

Cette stabilisation de l’effectif du personnel communal, même si elle n’a certainement pas été décidée de gaieté de cœur, est nécessaire hélas pour contenir l’augmentation des charges de la Ville, et le groupe socialiste tient à remercier ici le personnel des différents services communaux pour la qualité de leur travail tout au long de l’année dans des conditions pas toujours idéales.

Comme nous avons tous pu le lire dans les documents qui nous ont été remis, le budget 2016 fait état d’une très faible marge d’autofinancement et d’investissements conséquents. Des investissements voulus et défendus à raison par la Municipalité appuyée par notre Conseil. Les projets que nous avons appelés de nos vœux dans cette même salle, amélioration de la mobilité, développement des places d’accueil, rénovation des structures scolaires, maintien de notre patrimoine, et plus globalement, l’accroissement de la qualité de l’offre culturelle, sportive et associative de notre ville, se réalisent, se matérialisent, avec pour corollaire des charges au budget.

Devant cette perspective d’investissements conséquents et celle de l’entrée en vigueur d’une 3ème réforme de l’imposition des entreprises qui risque d’entraîner d’importantes pertes fiscales pour la Ville, une gestion rigoureuse de nos ressources s’impose, certes, mais ne suffira pas. La Ville devra chercher aussi des pistes nouvelles pour augmenter ses revenus. Et elle en propose une première déjà dans le budget que nous allons voter ce soir : celle du renforcement de la promotion économique, une activité primordiale et essentielle en ces temps moroses et qui devrait permettre à notre commune le retour progressif vers des jours meilleurs.

L’attention accrue portée à notre patrimoine commence d’ailleurs à porter ses fruits et mérite d’être maintenue dans les années à venir.

Le parti socialiste de Renens soutient le budget 2016.

 

Chers collègues, vous le savez, Renens mue, Renens évolue. Et sa transformation et ses ambitions suscitent des remarques très positives de la part de multiples observateurs.

 

Si le recours à l’emprunt sera nécessaire ces prochaines années, le niveau d’endettement prévisible pour 2016 restera acceptable pour une commune de la taille de Renens.